2 novembre 2010

Le catholicisme culturel #2: les connaissances des gens versus la vérité

La suite de ce billet.

Richard Martineau a écrit:

Eh bien, c’est simple : je crois que Jésus de Nazareth a réellement existé, je crois qu’il était un être humain comme les autres, je m’identifie parfaitement au message qu’il a transmis (le pardon, aimez-vous les uns les autres) et je suis attaché à mes racines catholiques.

Ce qui me déçoit de l'Église catholique des dernières décennies, c'est le fait que le clergé avait complètement la tête dans le sable à plusieurs niveaux, ce qui a contribué à une éducation extrêmement diluée sur la foi catholique.

On a écarté le catéchisme pour enseigner des valeurs "pastorales"-- parce que selon les sbires de la fausse "Esprit de Vatican II" les dogmes n'ont pas d'importance, sauf dans la mesure qu'ils enseignent une valeur.

Donc les gens de ma génération n'ont rien appris à propos des fondements intellectuels de la foi. Il y en a, vous savez. Mais comme toute l'hiérarchie du passé a négligé d'assurer qu'ils étaient enseignés-- parce qu'il ne fallait surtout pas remettre en question la capacité de l'État de faire quoi que ce soit, incluant l'enseignement de la foi-- personne aujourd'hui connaît le "pourquoi" de la foi catholique.

Et voilà que les gens comme Richard Martineau a une vision très simpliste, préjugée et voire ignorante de la foi catholique. Il se croit assez qualifié pour se prononcer sur la foi, sans vraiment l'avoir étudiée.

Donc, ce qu'il croit sur Jésus, ce n'est pas vraiment ce qui est écrit dans les Évangiles, mais des ouï-dire. Par exemple, le commandement de Jésus ne se résume pas à "aimez-vous les uns les autres". La deuxième partie est aussi importante: "COMME JE VOUS AI AIMÉS."

Comme je vous ai aimés. Comment il a aimé. Il est mort sur la croix, pour les péchés des autres.

Es-tu prêt à mourir pour les péchés des autres?

Ah, vous m'allez dire que la question des péchés est une interprétation théologique surimposée après sa mort.

Mais, les paroles de Jésus tendent à cette interprétation. Exemple:

"Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis." (Jn 10:11)

On pense qu'aimer c'est avoir des bons sentiments envers tout le monde. Mais Jésus n'était pas venu pour passer ce message là.

Il l'a bien dit:

43 Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.
44 Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,
45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même?
47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même?
48 Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.

"Soyez parfaits."

Voilà le message de Jésus.

Aimer quand c'est facile, tout le monde le fait.

Il faut se surpasser. Il faut aimer comme Dieu aime. C'est-à-dire, aimer tous, dans toutes les circonstances. Faire le bien malgré tout ce qui nous arrive.

En d'autres mots: aimez-vous les un les autres comme je (Dieu) vous ai aimés.

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