13 novembre 2010

La droite doit agir hors de l'arène électorale

Sur Cyberpresse, une chronique aujourd’hui divague sur “la droite” et fait des comparaisons entre le Réseau Liberté et Le Tea Party.


Les bien-pensant des média québécoises ont tendance a décrire le Tea Party comme étant « d’extrême droite ».

Peut-être c’est vrai que, selon la perspective québécoise, c’est très à droite.

Mais dans le contexte américain, c’est très mainstream. Comment expliquer les victoires électorales si ce n’était pas le cas?

D’après l’auteur de la chronique, l’élection de la droite peut s’expliquer par un désir de l’électorat de « regagner leur richesse perdue » et qui est « avide de biens, beaucoup plus que de partage. »

Il est vrai que bien des gens s’attendent à ce que l’État intervient pour redresser leur situation économique particulière.

Mais la droite ne croit pas à ça. La droite n’envisage pas l’État comme la solution à leur problème. En fait, elle veut que l’État se dégage justement pour que le marché libre se redresse par lui-même.

On dirait que l’auteur pense que les droitistes sont égoïstes pour ne pas vouloir l’intervention de l’État dans les affaires économiques. Comme si le seul acteur compétent dans les affaires sociales, c’est le gouvernement.
Dans la mesure que la droite ne s’investit pas dans la société civile, les gens auront toujours cette impression.

Dailleurs, une société libre ne peut pas se soutenir sans une société civile forte et bien subventionnée par des donneurs privés.

Tout ce que l’État fait dans le domaine social doit être repris par le privé, et tant que la population ne voit pas la droite s’investir dans ce domaine, elle sera toujours méfiante envers le conservatisme parce qu’elle aura l’impression que dans une société conservatrice les pauvres et les faibles seront laisser à eux-mêmes.

Alors, la droite ne doit pas prévoir son action uniquement en ce qui concerne la course électorale. C’est un esprit étatiste qui croit que le progrès de la société dépend principalement sur la prochaine élection. Si on veut défaire l’esprit étatiste, il faut commencer par soi-même et développer des pistes d’action qui ne dépendent pas sur une élection ou une subvention publique. Le conservatisme, ça commence chez soi

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