25 octobre 2010

Veut-on préserver une langue ou une culture?

Le blogue Pour une école libre a publié un billet concernant un rapport français qui souligne l'incapacité de certaines école d'assimiler les immigrants.

Selon ce rapport:

« Il n’est pas rare d’avoir des classes primaires et de collèges (jusqu'à secondaire III) entièrement composées d’élèves d’origine étrangère, partageant la même confession, cet ‘effet ghetto’ a des conséquences scolaires et sociétales préoccupantes. »

Le problème:

« À tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis font état d’obstacles croissants. La montée des fondamentalistes et du communautarisme ouvre la porte à des contestations de cours de plus en plus nombreuses. »

Les étatistes veulent forcer des immigrants à fréquenter l'école française dans le but des les franciser et les assimiler.

Ça marche très bien quand les immigrants sont peu nombreux-- deux ou trois par classe.

Mais qu'est-ce qui arrive quand il y a une forte majorité d'élèves dans une école sont des immigrants ou les enfants d'immigrants?

Pensez-vous que la culture québécoise, telle qu'on la connaît sera suffisament enseignée?

Je ne dis pas qu'ils n'apprendront le français. Bien sûr ils seront obligés, pour pouvoir communiquer avec leurs professeurs.

Mais vont-ils vraiment apprendre à connaître les moeurs et la culture populaire qu'on connaît? J'ai mes doutes.

Veut-on former des "québécois", ou veut-on créer des francophones?

Je sais qu'ils vont en apprendre certaines valeurs québécoises. Les enseignants vont parler de tolérance, d'ouverture, de recyclage et toutes ces autres idées gnah-gnah qu'on retrouve à l'école publique.

Mais vont-ils apprendrent les non-dit? Pas sûre.

Du point de vue du nationalisme, ça vaut-tu la peine de former des francophones qui n'ont pas le même sentiment d'appartenance à la nation québécoise que les gens de souche?

Je ne dis pas qu'on ne devrait pas avoir des immigrants. Mon but, c'est de souligner que dans une situation de dénatalité, on ne peut pas préserver la culture, parce que l'assimilation ne se produisera pas.

Si vous voulez préservez la culture québécoise, ayez au moins trois enfants par couple. Je dis tout simplement la vérité.

Les lois interventionistes qui empêchent tout le monde d'envoyer leurs enfants à l'école de leur choix n'auront pas les résultats escomptés. Le nationalisme "civique", qui justifie les lois linguistiques, n'a pas de sens. Si le Québec est une nation qui incarne certaines valeurs, au-dela des origines ethniques, il faut assurer que ces valeurs soient transmises. Quand il n'existe pas assez d'enfants pour assimiler les nouveaux-arrivés, cette préservation de la culture ne se fera pas.

Vous m'allez dire que la culture évolue et que les immigrants apportent leur contribution.

J'en suis d'accord.

Mais lorsqu'on accepte tellement d'immigrants sans se soucier de notre capacité de les assimiler, on perd le contrôle de cette évolution. La France en est un bel exemple. Maintenant la France doit composer avec beaucoup de problèmes avec leurs immigrants. Parce qu'on pense le fait même qu'ils vont à l'école française vont les assimiler. Pas vrai.

Tout ça pour dire qu'on ne peut pas se fier sur l'État pour faire ce qu'on devrait faire nous-même. L'interventionisme ne peut pas remplacer ce qui doit se faire. On ne peut pas préserver la culture si on n'est pas prêt de le faire.

Il y a ben des gens pour qui avoir des enfants n'est vraiment pas une priorité. C'est correcte ça. Mais on récolte ce qu'on sème. Si on veut telles conséquences, on devrait prêts à poser les gestes qui mènent à ces conséquences. Sinon, on ne peut pas s'attendre aux autres de le faire et on n'a pas plus le droit de se plaindre.

2 commentaires:

Le Gentil Astineux a dit...

Vous parlez du Québec comme s'il était un pays.

Suzanne a dit...

Ce n'était surtout pas mon intention.