25 octobre 2010

Tout le monde veut aller au ciel mais...

Richard Martineau parle du dégraissage de l'État. Il dit:

81 % des Québécois souhaitent que le gouvernement réduise ses dépenses.

On sait que la grande majorité de Québécois sont surendettés.

On sait que le gouvernement est un des employeurs les plus importants.

On sait que presque tout le monde reçoit du gouvernement un chèque ou des avantages fiscales quelconques.

Considérant ces conditions, pensez-vous que les Québécois sont prêts à dégraisser l'État? Pensez-vous qu'ils sont prêts à voter contre leurs intérêts financiers?

Soyons réalistes.

Je sais que ben des gens sont tannés d'être surtaxés.

Mais est-ce que les contribuables sont prêts à sacrifier leur bien-être pour réduire de l'État?

Sans parler des soixante pour cent des citoyens qui ne paient pas d'impôts. C'est clair que ce sont eux les gagnants du système.

Pensez-vous qu'il vont voter pour éliminer les garderies à $7, le congé parental, les subventions à leurs employeurs, la santé (qui bouffe une bonne partie du budget) etc etc?

Tout le monde veut aller au ciel, personne veut mourir.

Mais pourquoi?

On pense que c'est une simple question d'argent. Qu'on freint la croissance économique et qu'on empêche les individus d'avancer.

C'est pas une simple question d'argent.

C'est une question de valeurs.

Valorisons-nous la liberté? Valorisons nous le droit de choisir ce qui est bien pour notre propre avancement moral et spirituel.

Et la réponse est non.

Les Québécois, même ceux qui se disent de droite, ne comprennent pas le DANGER de l'Étatisme. Quand on ne met pas de limites sur le pouvoir de l'État, il ne cessera pas de grandir et de gruger dans nos libertés.

Mais les Québécois ne comprennent pas le danger. On aime ça quand les dirigeants décident pour nous. Ça nous empêche à avoir à décider pour nous-mêmes. Ça déresponsabilise. Quand on n'est plus responsable, la vie est plus facile. On n'a plus à penser trop trop aux charités; l'État s'occupe des pauvres. On n'a plus à s'inquiéter sur le choix de l'école publique; l'État la choisit. On n'a pas à se demander ce qui est bien ou mal. L'État nous le dit par nos lois.

Quand on est libre, c'est dûr. Il faut travailler pour ce qu'on a. Il faut se forcer à partager avec les plus démunis. Il faut chercher la bonne école pour nos enfants; il faut s'assurer que les dirigeants ne s'emparent pas de plus de pouvoir.

Et ainsi de suite.

La liberté, c'est seulement pour ceux prêts à assumer les responsabilités. C'est seulement pour ceux qui valorisent la capacité d'agir sans l'intervention de l'État.

Je ne suis pas sûre que les Québécois sont prêts pour la liberté. Je ne suis même pas certaine que les droitistes sont prêts pour la liberté. Parce que ce n'est pas juste une question de faciliter plus de profits ou permettre les gens de fumer un joint. Il faut s'engager à resoudre les problèmes sociaux sans l'État par son propre effort. Il faut savoir apprécier et développer les valeurs qui préservent et perpétuent la liberté. Tout ce que je vois, c'est le vide intellectuel et spirituel au Québec. On veut garder notre argent, mais on ne veut pas voir plus loin que la piasse.

3 commentaires:

Le Gentil Astineux a dit...

Malheureusement, trop de monde galvaude le mot liberté.
Le monde était libre de ne pas voter (par 3 fois) pour Jean Charest et pourtant c'est ce qu'il a fait. Le monde des féministes est pour l'avortement dans sa campagne lierté de choix.

Si vous me suivez sur Twitter j'ai écrit à plusieurs reprises aux droitistes qu'ils seront les premiers à crier lorsque le gouvernement commencera à couper : -«Pas dans ma cour»

Suzanne a dit...

Ouais, j'avais remarqué ton message sur "pas dans ma cour" après avoir publié mon message. J'ai dit tiens, d'une certaine manière on est d'accord.

C'est justement parce qu'il y a beaucoup de "pas dans ma cour" qu'on n'est pas prêt à dégraisser l'État.

C'est vrai qu'on emploie le "liberté" à tout bout de champ. Mais les gens ici savent que je parle de la liberté de l'étatisme. Le gouvernement a certaines fonctions, et qu'on doit suivre le principe de la subsidiarité. Sinon, le pouvoir va s'emparer de nos libertés légitimes.

Sébas_016 a dit...

Suzanne:

Très bonne analyse.

Je dois malheureusement vous donner raison.

La haine de la liberté, de la vraie liberté (donc de la vraie responsabilisation aussi), est présente partout, autant à gauche, qu'à droite.

Tout est devenue une question de piasse... et la plupart des discours de liberté sonnent faux.



Une chance que j'ai la foi...