29 octobre 2010

La laïcité ne garantit pas la paix sociale

Excellent billet de Sylvain Aubé:

Aux côtés du suffrage universel, de la liberté d’expression et de l’égalité devant la loi, on cite parfois la séparation de l’Église et de l’État parmi les principes fondamentaux de la démocratie. On qualifie ce principe de « laïcité ». Si on entend que l’État ne doit pas être dominé par une religion qui utilise son pouvoir pour tyranniser les citoyens, il va de soi qu’il s’agit effectivement d’un principe démocratique fondamental. Cependant, si on entend que l’État doit être purgé de toute valeur religieuse, voire de toute référence religieuse, il s’agit d’un principe qui n’a rien de démocratique. Si l’État purge les valeurs et les références religieuses, il n’est pas un État neutre face à la religion : il est un État qui milite pour l’athéisme. C’est à cette conception de la laïcité que je m’oppose.

...

Je souhaite être bien clair : la laïcité n’est pas complètement invalide pour autant. Les religions prétendent détenir la vérité universelle et absolue; l’utilité de la laïcité est d’assurer une vigilance de l’État face aux menaces autoritaires afférentes à cette prétention. Cependant, lorsque la laïcité cesse d’être cette vigilance face à la religion pour devenir un rejet de toute influence religieuse, elle perd sa validité. Ce faisant, elle exclut la religion pour laisser toute la place à l’idéologie, qui n’a rien d’intrinsèquement préférable à la religion. Distinguer l’idéologie et la religion laisse croire que l’idéologie est objective ; séparer l’Église et l’État laisse croire que l’État est pragmatique. L’effet de ces faussetés est d’augmenter la légitimité de l’État lorsqu’il impose ses valeurs idéologiques avec la même force qu’il imposait jadis ses valeurs religieuses tout en esquivant les résistances corrélatives. Les démocrates véritables ne doivent pas être leurrés par cet artifice; nous devons reconnaître que les idéologies autant que les religions peuvent mener à la tyrannie. Nous devons admettre les religions sur un pied d’égalité avec les idéologies : autrement, tout heureux de nous être libérés des chaînes religieuses, nous offrons nos poignets à être menottés par des chaînes idéologiques.


La Séparation de l'Église de l'État n'avait jamais comme but d'éliminer Dieu de la scène publique.

Même, notre Chartre des droits et libertés est basée sur la Suprématie de Dieu.

Ça n'a pas de bon sens que la Commission des droits de la personne interdit la prière a Dieu, quand les droits qu'elle reconnaisse son basée sur lui.

C'est stupide!

Si l'athéisme pratique n'est pas supérieur à la croyance religieuse, c'est ridicule d'interdire la prière dans des espaces publiques comme le Conseil de Villes ou les écoles.

C'est imposer des valeurs autant qu'exiger que les gens aillent à l'école catholique.

Exclure un geste volontaire et sans effet sur les autres-- la prière-- et autant une menace à la liberté que d'imposer un geste religieux.

La vigilance doit être envers la menace aux droits, pas la menace des religions. La croyance n'est pas ce qui menance la liberté. C'est l'étatisme qui met en danger les droits des gens-- les droits des croyants autant des non-croyants.

Aucun commentaire: