30 octobre 2010

Éducation: Responsabiliser les parents

La mère blogue cite un enseignant:

«Combien de fois dans ma carrière ai-je côtoyé des élèves dont les parents se moquaient de leurs apprentissages? Des jeunes beaux, fins, intelligents, mais complètement abandonnés par ce qui a l’allure de géniteurs trop occupés ailleurs. Je pense entre autres à cette mère d’un enfant en difficulté qui refusait de venir discuter de son jeune à l’école et à qui on avait même offert une rencontre le soir ou la fin de semaine avec, en plus, le transport en taxi!»

...

Conclusion? «Il serait grand temps que certains parents réalisent — ou qu’on leur fasse réaliser — que l’éducation n’est pas un service mais un privilège, ainsi qu’une obligation sociale et légale. Il serait grand temps qu’on les responsabilise. Mais ça non plus, il ne faut pas le dire… C’est un autre tabou.»

On ne peut dire qu'une chose est à la fois une obligation et un privilège.

Si c'est une obligation, l'idée du privilège devient caduque. Un privilège est quelque chose que tu peux t'en passer. Au Québec, il n'y a pas de choix; il faut que l'élève aille à l'école à moins qu'il est éduqué à la maison (pas sûr que ça se fait souvent, mais en tout cas...)

Je suis pour l'idée que les parents doivent avoir le dernier mot sur l'éducation de leurs enfants. Ils devraient être libres de choisir l'école de leur enfant, influencer les politiques décisionnelles de leur école et de leur commission scolaire, et ainsi de suite.

Mais une fois que les flots sont dans la salle de cours, le prof est le boss.

C'est la seule façon d'assurer une bonne gestion des élèves.

Le prof doit avoir l'autorité de dire ce qui est nécessaire aux jeunes, sans se soucier des appels téléphoniques, des visites personnelles ou pire encore des poursuites judiciaires.

Et si le flot veut pas se comporter comme du monde: dehors bonhomme.

Si les parents ne veulent pas imposer la discipline sur le flot (ou ne savent pas comment): dehors. Reviens quand l'élève a appris à se comporter comme du monde.

Quand les parents auront à se méfier du comportement du petit, ils vont passer le message si ce n'est pour éviter l'effort d'avoir à trouver une autre école qui va le prendre.

Si le prof n'est pas le boss, s'il doit composer avec les demandes du Ministère, de la commission scolaire, du syndicat, des parents, des groupes de pression, etc, etc son autorité va être minée. Il va toujours se remettre en question, se douter de lui-même et ses gestes et il ne sera jamais efficace.

Vous m'allez dire: il existe de profs médiocres.

Je comprends. Mais même là dans vie, il faut apprendre à faire la volonté de d'un boss niaiseux. Le jeune qui n'apprend pas à s'asseoir quand le prof le dit de s'asseoir à cause que le prof ne sait pas enseigner, le jeune va finir par se faire clairer à ses jobs parce qu'il ne sait pas comment étouffer sa propre volonté juste pour pouvoir garder sa job et son chèque de paie.

Et les parents devraient avoir le choix de changer d'école si ça ne fait pas leur affaire.

Si tous les profs sont niaiseux pour eux, peut-être le problème c'est avec eux.

Il me semble c'est super évident. Fais ce que le prof dit. Sinon, tu entres plus dans son cours.

Pourquoi qu'on tolère des gestes que, dans la vraie vie, ne seraient jamais tolérés à un lieu de travail? Je sais qu'ils sont jeunes et qu'on ne peut pas être complètement rigide, mais ceux qui ont en bas de 40 ans et qu'on été à l'école publique ont vu des jeunes sacrer à des profs, faire des gestes grossiers, fumer des cigarettes (ou pire encore de la mari) et ainsi de suite. On parle plus des jeunes qui mâchent de la gomme ou qui oublient d'ôter la casquette.

Si les flots n'apprennent pas qu'il n'est pas acceptable à l'école, quand est-ce qu'ils vont l'apprendre?

Si on n'oblige pas les parents de l'apprendre, qui va les forcer?

L'éducation obligatoire a facilité cette situation dysfonctionnelle. Ils savent que le comportement grossier va être toléré si ce n'est parce que l'école et la commission scolaire a trop de choses à gérer et il faut que l'élève soit un cas exceptionnel pour qu'on lui porte attention.

Je sais que bien des bleeding hearts vont chiâler que les enfants désavantagés ne doivent pas être laissés pour compte.

J'en conviens. Mais est-ce que la classe et l'école doit souffrir à cause des lacunes de quelques individus? (Le socialisme dit oui, bien sûr).

Dans une société où le monopole de l'éducation n'existe plus, on peut envisager des écoles spéciales pour éduquer ces enfants-là. Et peut-être même les parents.

Et en fin de compte, il faut permettre les gens de souffrir les conséquences de leurs. Il y aura toujours des jeunes et des parents qui vont s'en foutre complètement, malgré tout l'aide qu'on leur offre.

On ne peut pas forcer des gens à prendre la bonne décision. On peut le mettre dans une école, on ne peut lui forcer à s'éduquer. Parfois, la seule école qui va leur donner la leçon, c'est l'école de vie.

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