8 octobre 2010

Aucune obligation légale de dénoncer l'abus sexuel des enfants

Selon le criminaliste Jean-Claude Hébert.

Alain Crevier:

Mais j'en viens à la question. N'avait-on pas, à l'époque comme maintenant, le devoir de dénoncer ces vils individus? Qu'on soit citoyen ou évêque?

La réponse du criminaliste Jean-Claude Hébert : il n'y aurait pas dans le droit criminel canadien d'obligation de dénonciation. Pardon?, ai-je demandé à Me Hébert. Il a répété : contrairement à certains pays (comme la France), il n'y a pas d'obligation de dénonciation dans le droit criminel canadien. Je croyais tout le contraire. Vous?

Oui, mais est-ce qu'il n'y a pas, au Québec, quelque chose qui tourne autour de la protection de la jeunesse? Effectivement, m'a dit Me Hébert. Mais attention, ce n'est pas du droit criminel. Un autre avocat qui passe sa vie dans le domaine de la protection de la jeunesse m'a précisé que dans le pire des cas, avec la protection de la jeunesse au Québec, un individu pourrait recevoir... une amende.

L'Église catholique a besoin de mettre de l'ordre dans sa manière de considérer ces cas d'agressions sexuelles. Même Benoît XVI le reconnaît. Mais nous, comme société? Devrions-nous réfléchir à notre façon de considérer la chose?

D'après mon intuition, je pense savoir pourquoi qu'on n'a pas une telle loi.

Parce que la société à cette époque croyait que ces choses-là n'existaient. Ah, on entendait ici et là quelques ouï-dire, mais à toute fin pratique, on était ignorant. C'était tellement horrible, on n'y pensait pas.

Et je pense que c'est pour ça que les enfants n'étaient pas crus quand ils dénonçaient leurs abuseurs. Pas juste dans l'Église. Mais dans la société en général.

1 commentaire:

Le Gentil Astineux a dit...

Pour faire une histoire courte : des gestes qui n'étaient pas un crime le sont devenus surtout depuis les annéees 1990 i.e. pédophilie et des crimes qui l'étaient avant ne le sont plus maintenant i.e. divorce, avortement, homosexualité.

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