23 août 2010

Suite à mon billet sur l'influence néfaste de la porno sur la liberté...

Deux féministes dénoncent les effets néfastes de la porno sur la société britannique.

(Comme je le fais ici dans un billet antérieur).

Pour une fois que je suis d'accord avec des féministes.

Cependant, le courant qui dénonce la porno est de plus en plus marginalisé.

Mais aveuglez- vous sur l'effet que la porno a sur la société et les moeurs. Se déchaîner sexuellement c'est être libre, malgré être l'esclave de ses sentiments physiques.

C'est le monde en l'envers.

La liberté est nécessaire pour son épanouissement. Mais cette liberté exige une maîtrise de soi. On ne se contrôle pas en se poignant le cul. On renonce au contrôle. Ça devient une mentalité, une habitude. Ça devient plus difficile de voir les choses telles quelles-- de voir la réalité-- et d'exercer sa volonté. On érotise ce qu'on voit. Je ne dis rien de révolutionnaire. Les hommes disent valoriser la femme pour sa personne mais ils retournent chez eux et surfent pour des filles bombées. Le double discours est très répandu. Je m'attends à des commentaires qui nient ceci. La vérité, c'est que tu ne peux pas séparer son esprit en deux, valoriser une femme pour sa poitrine d'un bord et pour son intelligence de l'autre. Le cul ne valorise pas l'intelligence. Ça ne fait aucune différence à son orgasme si la fille a un âme ou non. Que la fille soit belle rend la fantaisie plus plaisante, mais son intelligence et ses moeurs ne valent rien, et même sont des obstacles à au désirs du gars. Parce qu'une fille qui se respecte est exigeante. Elle s'attend à ce que le gars apprend à la connaître sa personnalité avant de la connaître autrement. Ça prend du temps. Ça ruine la fantaisie pornographique du gars. Ça retarde l'orgasme si désiré. Pourquoi se casser la tête avec ces choses-là quand la satisfaction peut être obtenue plus vite?

Il faut mettre notre sexualité au service de notre intelligence et nos moeurs, et non l'inverse.

Vous m'allez dire que c'est un discours moralisateur. Peut-être. Mais je ne dis rien de nouveau. N'importe qui qui prend le temps d'y penser sait de quoi je parle. C'est pas une affaire uniquement de catholique ou de croyant. C'est vrai parce que les femmes des hommes au prise avec ce problème l'ont vécu. Elles ont ressenti le rejet, ou la pression de vivre selon des attentes irréalistes.

Comment est-ce que ça promouvoie la liberté de se laisser vouer à ses passions sans se prendre compte des conséquences sur les autres? Notre société est dans le déni en ce qui concerne la pornographie. Le problème c'est que les gens ont une mauvaise compréhension ce qui est la liberté. On perçoit la liberté comme le but et non le moyen. On croit que si on est libre, on est épanouïe-- que faire ce qu'on veut nous rend plus heureux. Ce n'est pas le cas. C'est en faisant ce qui est bien qui nous rend heureux-- et la liberté est nécessaire 1) pour déterminer ce qui est bien 2) pour pouvoir faire le bien. La liberté n'est pas un outil pour justifier tous nos déboires. C'est au service de notre bien, et non de notre volonté. Il est vrai que le libre arbitre est nécessaire pour que les gens apprenent à être bons (et donc épanouïes). Et donc l'État ne peut pas dicter tout.

Cependant, une société ne peut pas vivre sans bornes et sans règles. Il est clair aussi que dans l'ensemble, en ce qui concerne la sexualité,les gens ont de la misère à exercer une maîtrise de soi lorsqu'ils sont laissés à eux-mêmes .  Ils ont besoin d'aide. C'est de toute évidence. Depuis que l'Occident a laissé libre cours à toutes les perversions en légalisant des matériaux obscènes, on normalise de plus en plus d'actes et de situations qui, il y a 50 ans, étaient considerés comme complètement déviants pour ne pas dire barbares. Des clubs d'échangistes? Des clubs de danseuses? Des "arrangements" pour le couples qui ne veulent pas être fidèles à leur partenaires?. Des gars qui cherchent des filles "barely legal".  La polygamie s'en vient. Ça fait plus de 40 ans que la promiscuité est pratiquée librement. Ça ne fait même plus les manchettes, sauf lorsqu'on parle de ses conséquences néfastes. Qu'on ignore.

Où est-ce qu'on dresse la ligne?

Tant qu'on ne réalise pas le lien entre la maîtrise de soi et la liberté, on n'en dresse pas. Une fois qu'on ne rend pas la maîtrise de soi nécessaire en ce qui concerne la sexualité-- qu'on sanctionne la pornographie comme une simple diversion, tout ce qui concerne la sexualité devient une diversion. La fantaisie pornographique nécessite qu'on pousse les bornes, pour chercher ce plaisir encore plus exaltant et plus tabou.

À un moment donné, on n'aura pas plus de tabous.

Vous m'allez dire que j'impose mon point de vue sur la société. On peut s'interroger sur qui décide ce qui est épanouissant ou non. Il n'est pas question de "qui" décide. Pour qu'une société soit libre, il faut que la culture en entier soit basée sur des bonnes valeurs.  Donc les lois découlent tout naturellement de la volonté des gens. De plus, la raison humaine est capable de discerner ce qui est bien et mal. Ce n'est pas une question d'un personne ou d'une minorité qui décide ce qui est bien, mais d'une culture entière qui discerne, d'après la logique de ses adhérents, que de toute évidence la porno est quelque chose de néfaste pour le bien fonctionnement de la société. Oui, on peut parler d'imposer des valeurs. Mais on a le droit d'imposer de lois basées sur ce qui est véridique. Alors la question c'est de savoir si ce qu je dis est vrai. C'est absolument vrai et de toute évidence.

4 commentaires:

Sébas_016 a dit...

Nous ne sommes pas libres dans presque rien...

L'école étatique abrutissante est obligatoire. Les enfants apprennent rien et lorsqu'il apprennent quelque chose c'est l'adresse de la clinique pour se faire avorter; l'endroit ou la gentille infirmière marxiste se trouve; leurs droits en tant qu'enfants vis-à-vis de leurs parents; et à mettre des condoms sur une banane (je caricature, mais ce n'est pas loin de la réalité)

Le mariage est devenu un mariage étatique. Trudeau disait qu'il allait sortir l'état de notre chambre à coucher, mais depuis 1969, l'état canadien et québécois n'ont jamais cessé d'imposer de nouvelles règles -marxistes- au contrat de mariage.

Le no-fault déresponsabilise les femmes (surtout), car c'est elles dans 70-80% des cas qui brise le contrat de mariage (et la famille). Et dans la majorité de ces cas la raison est 'qu'il n'y avait plus d'amour'. Le mariage fait fuir surtout les hommes et AVEC RAISON.

Il n'y a pas une autre société Occidentale ou l'on retrouve autant de personnes vivants seules qu'au Québec (célibataires et monos).

Je les comprends, c'est trop débile d'être en couple aujourd'hui. Les femmes peuvent faire 911 et tout obtenir de l'état et les gars qui ne veulent plus tomber dans ce piège, ben ils se masturbent et 'fourrent' un bord pis de l'autre. Bon je caricature encore, mais c'est un peu ça la triste réalité.

***

Notre SOCIÉTÉ EST DÉCADENTE, car l'état-dépendance nous rend DÉCADENTS.

***

Dans une société ou l'état-maman n'est pas présent, les jeunes apprennent ce qu'est c'est la responsabilité. Apprennent la crainte et la sagesse de Dieu. Les adultes (surtout les hommes) n'ont pas peurs de se marier. Etc.

La porno n'est qu'un des nombreux symptômes de tout ça.

Vous vous attaquez à un symptôme sans jamais aller à la cause!

Nous n'avons jamais été aussi peu libre. Les contrats de mariage ne valent RIEN...

La seule liberté qu'il reste de c'est de fourrer un bord pi de l'autre avec tout ce qui bouge. Comme dans le temps de l'empire romain décadent. Svp, étudiez l'histoire ! Elle se répète sous nos yeux.

Alors arrêtez svp, de dire que nous sommes libres. L'état dépendance n'a jamais été aussi présent et liberticide depuis que le Canada et le Québec existe.

Svp, réfléchissez aux impacts de toutes ces interventions Étatiques dans nos vies...

Sébas_016 a dit...

A MÉDITER:

La prédiction de Tocqueville:

Un lecteur note un passage célèbre du maître ouvrage de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, tiré du chapitre intitulé : « Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre ». La prévision de l’écrivain est si juste, sa description correspond si bien à notre modernité que l’on serait tenté de parler de divination. Il s’agit de beaucoup mieux : une éblouissante analyse des causes permettant d’anticiper les effets :

« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde. Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leurs âmes. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, pré-voyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

J’ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu’on ne l’imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu’il ne lui serait pas impossible de s’établir à l’ombre même de la souveraineté du peuple. »

*

Ne dirait-on pas une peinture de notre société ?

Sébas_016 a dit...

Voilà un autre chrétien qui pense exactement comme moi:

"La conjecture Bonobo"
Jeudi, 20 Mai 2010

Jean E. Tardy

Des singes intéressants

Les singes bonobos sont une espèce de primate qui a été découverte relativement récemment. Leur comportement sexuel est particulièrement instructif. En effet, certains groupes de nos sociétés occidentales modernes évoluent présentement vers un mode de comportement sexuel de type bonobo.



En étudiant le comportement des autres primates nous découvrons souvent des analogies utiles avec les nôtres. Leurs groupes nous instruisent sur divers modes de fonctionnements sociaux. Depuis longtemps nous observons la sociabilité des chimpanzés, la possessivité des gorilles et l’agressivité des babouins pour découvrir, dans leurs sociétés primitives, des modèles instructifs de comportement et nous traçons diverses analogies avec les comportements humains. Chaque espèce de primate nous apprend un petit quelque chose sur nous-mêmes.

Une espèce de primates assez récemment découverte, intéresse les zoologistes, les singes bonobos.

Les bonobos vivent dans la jungle tropicale, un environnement qui leur fournit une nourriture abondante toute l’année. Ce qui est particulièrement intéressant chez les bonobos, c’est leur comportement sexuel. En effet, celui-ci ressemble étrangement à certaines tendances sexuelles modernes.

Du sexe et des bananes"


LA SUITE ICI:
http://jeantardy.net/index.php/fr/essais/3-publiees/20-conjecture-bonobo

***

Svp, réflichissez. CE SONT DES LOIS DE L'ÉTAT PROVIDENCE QUI RENDENT LES INDIVIDUS AUSSI IRRESPONSABLES et vous voulez ajouter d'autres lois ?. Commençons par notre nos lois actuelles vertueuses et en accord avec les Evanbiles et ensuite vous allez voir la 'société' redevenir vertueuse...

Et vous n'avez toujours pas répondu à mes questions (dont celle-ci): Est-ce que Jésus a demandé que les Marie Madeleine qui vendent leur cul soient criminalisées ou encadrées par des lois. NON !

VOUS AVEZ PERDU LA FOI DANS LA PUISSANCE DE DIEU (qui nous rends libres par l'intérieur!), et vous êtes devenu un pharisien qui veut règlementer tous les comportements par des milliers de lois et règlements et tout ça, au nom des bonnes valeurs . Vous avez exactement le même discours que les pharisiens! EXACTEMENT !

Sébas_016 a dit...

Correction:

"Commençons par RENDRE nos lois actuelles vertueuses et en accords avec les Évangiles et ensuite vous allez voir la 'société' redevenir vertueuse...