18 septembre 2009

Le remariage des divorcés catholiques

Mathieu 19, 7-9:

7Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

8Il leur répondit: C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n'en était pas ainsi.

9Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.


Selon Radio-Ville Marie:


Sur l’ensemble des Français, 85 % disent ne pas comprendre l’interdiction de se remarier à l’église pour les divorcés qui avaient déjà été mariés religieusement, et 80 % ne comprennent pas l’impossibilité pour ceux-là de communier. Cette incompréhension est largement partagée par les catholiques : 24 % seulement des pratiquants réguliers qui se déclarent concernés considèrent que "l’Église a raison d’interdire" le remariage à l’Église, et 16 % seulement que "l’Église a raison d’interdire de communier".

Le directeur de la rédaction du journal, René Poujol, rappelle dans son éditorial que le cap des 150’000 divorces par an a été franchi en 2005 en France. 79% des Français, et la même proportion de catholiques, estime que "l’église devrait adopter une attitude plus souple à propos du divorce pour tenir compte de l’évolution des moeurs".


Voilà un article biaisé de Radio Ville-Marie. Elle ne s'efforce pas d'expliquer la position de l'Église-- seulement de rapporter la position d'un éditorialiste.

Un grand nombre de français ne comprennent pas le refus de l'Église de donner la communion aux divorcés remariés.

Mais la plupart ne connaissent pas le foi, ou n'y adhère pas.

La raison du refus de l'Église est tout simple.

Jésus l'a dit: ceux qui se remarient après le divorce commettent un adultère.

Ce n'est pas l'Église qui l'a inventé. C'est Dieu lui-même qui l'a dit.

L'Église existe pour présenter la Parole de Dieu et existent pour ceux qui veulent la suivre (et d'amener les autres à la suivre!).

Dieu veut qu'on reste marié. Prononcer des voeux n'est pas un acte banal. On veut "donner des chances" et non s'attendre à ce que les mariés prennent leurs responsabilités et arrangent leurs problèmes.

Aimer son conjoint, c'est pas conditionnel. C'est pas une promesse de rester avec une personne jusqu'à ce qu'on se tanne.

Il faut imiter l'amour de Dieu pour son Église.

Jésus nous aime quand on est déplaisant, bien il faut aimer son conjoint de la même façon.

Sinon, d'une certain manière, on devient un hypocrite. Parce qu'on veut que Dieu nous aime malgré nos défauts, mais on ne veut pas aimer les autres en dépit de leurs défauts.

Jésus a bien dit d'aimez-vous les uns les autres COMME JE VOUS AI AIMÉ.

Si on est obligé d'agir ainsi face à un étranger, il est encore plus vrai lorsqu'on parle de son conjoint.

Offrir la communion à ceux qui ont rejeté leurs voeux et refuse d'aimer son conjoint, c'est en quelque sorte banaliser toute l'affaire. Ceux qui remarient ne reconnaissent pas leur péché. Ils ne voient pas le problème. Ils ne comprennent pas que renoncer à leurs voeux-- prononcer devant Dieu-- est quelque chose de sérieux. Ils ne sentent pas obligés de vivre selon leurs propres promesses.

C'est pas une affaire d'être innocent ou couple. Que le remarié soit innocent ou coupable, il est obligé d'être fidèle à ses promesses, tout comme Dieu est fidèle à ses promesses.

On veut que Dieu et le reste de l'humanité soient fidèles, il faut être fidèle aussi.

2 commentaires:

Suzanne a dit...

La plupart des gens qui se prétendent catholiques ne le sont pas. Ils ne connaissent rien du dogme catholique, principalement parce que les évêques du Québec sont gênés de l'enseigner. C'est simple a comprendre. Il n'y a presque plus de vrais catholiques au Québec.

Suzanne a dit...

C'est en plein ça. Ce que j'essaie de faire avec mon blogue c'est de dire les choses comme elles sont.

Malheureusement, je n'ai pas beaucoup de lecteurs. Mais je persiste.