4 septembre 2009

Le Québec a la tête dans le sable en ce qui concerne la langue

Cyberpresse:

Aujourd'hui, 39% des élèves montréalais dans les écoles publiques sont de langue maternelle française. Ils sont devancés en nombre par les jeunes dont la langue maternelle n'est ni l'anglais ni le français (39,5%).

Le président de la SSJB n'a pas été surpris par cette donnée. «Ça se préparait depuis des années. Mais ça démontre l'importance de franciser les nouveaux arrivants», croit-il.

M. Beaulieu explique qu'à Montréal, 54,2% des citoyens parlent français à la maison. «Mais dans les écoles, on voit que seulement 45% des élèves utilisent le français à la maison, dit M. Beaulieu. On voit que cette donnée est en déclin dans les écoles par rapport à la population en général.»


Je note que personne parle du taux de natalité.

Les allophones et les anglophones doivent payer pour le bas taux de natalité.

La SSJB est dérangé par le fait que les gens parlent leur langue chez eux. Dans leur résidence. En privée.

Selon eux, la réponse, c'est plus de scolarité en français.

En tant qu'anglophone, je vais vous dire la vérité: aller plus longtemps à l'école ne mènera personne à parler plus français chez eux.

Je suis allée à l'Université en français. Je suis beaucoup plus bilingue que je l'étais. Mais je parle toujours anglais chez nous la majorité du temps. Pourquoi? Parce que c'est la langue dans laquelle je suis le plus confortable, et mon mari et mes enfants parlent anglais.

C'est la même chose pour tous les immigrants.

S'ils parlent une langue chez eux, ils ne changeront pas de langue. C'est chez eux-- ils vont faire ce qu'ils veulent.

La solution aux problèmes linguistiques du Québec c'est pour les francophones d'avoir plus d'enfants. Au moins trois par couple.

Si les gens ne sont pas prêts à faire cela, ils ne sont pas prêts à preserver le français au Québec. La question de la langue va rester une question académique. Les interventionnistes vont continuer à préconiser des mesures gouvernementales et restreindre la liberté des gens pour enfin échouer. Parce qu'on ne peut pas forcer un grand nombre de gens de parler une langue qui leur est essentiellement étrangère.

Ce n'est pas une question de vouloir se débarrasser le Québec des immigrants. Plus le taux de natalité est élevée, plus le Québec est capable d'accueillir les immigrants.

Mais l'intégration nécessite une masse critique de gens natifs de la place qui parlent la langue et sont déjâ élevés dans les coutumes de la place. Montréal perd de plus en plus cette masse critique.

1 commentaire:

Suzanne a dit...

Vous avez parfaitement raison. Je suis Québécois; mais j'ai souvent honte d'appartenir à cette race. C'est une certaine génération, celle de 55 ans en montant, qui me fait honte. Génération d'imbéciles! Il est trop tard pour qu'ils comprennent. Espérons que les plus jeunes comprendrons!