30 août 2009

Quand la vie est un choix comme un autre, elle n'est plus valorisée

Nestor Turcotte dans Cyberpresse:

Jeune, mes parents me disaient, lorsqu'un nouvel enfant naissait - nous étions 13 à la table -, que Dieu leur avait envoyé un autre fils, une autre fille et qu'ils étaient bien contents de recevoir ce cadeau venant directement du ciel. La vie venait de Dieu et personne ne songeait à l'interrompre.

La famille se réjouissait de voir arriver une nouvelle figure au milieu d'une marmaille déjà nombreuse. Il n'y avait pas de technique pour empêcher un enfant de commencer sa croissance dans le sein de la mère. Il y en avait encore moins pour l'extirper avant qu'il lance ses premiers cris, le moment de la naissance venue.

Jadis, la vie était un don. Maintenant, la vie est un choix. Un choix pris par d'autres, alors que l'intéressé, lié à ce droit des autres, n'a aucune possibilité de dire s'il est d'accord ou pas avec le choix pris en son absence.

(...)

Ce monde, accroché uniquement aux plaisirs et à la satisfaction du moment, ne souffre plus que quelqu'un vienne briser ses plans de carrière. Avant de naître ou de mourir, l'être en construction, en perte d'autonomie ou en phase terminale pose problème à celui qui se croit en santé.


Que faire pour redonner le sens du respect de la vie, tant à ses débuts qu'à son terme? Retrouver un minimum de sens. Car c'est le sens qui donne à la vie à venir et à la vie qui se termine, toute sa signification. Si ce n'est plus cela, chacun peut être autorisé à faire n'importe quoi avec la vie de l'autre.


H/T: Bon blogue bad blogue

1 commentaire:

Finton a dit...

Comme j'aimerais vous rencontrer! Une femme comme vous j'admire grandement!