24 août 2009

Les adéquistes: une maudite gang de peureux

Une excellente réflexion sur l'ADQ:

L’ADQ, en tournant le dos à ce qui, dans son propre camp, pourrait lui permettre de retrouver le chemin de la libre réflexion politique, ne rompt d’aucune manière avec le Québec actuel. Elle intègre au contraire le système d’une manière attendue, comme “parti aligné”, c’est-à-dire comme club-école du PQ/PLQ, à partir duquel il sera toujours possible de gravir individuellement les échelons du “système”. Les plus serviles ne manqueront pas d’être inspirés par l’exemple de ce transfuge de l’ADQ, André Riedl, qui avait quitté le parti pour le PLQ quelques jours avant le déclenchement des élections, et qui a été nommé le 14 août dernier au conseil d’administration de la SGF. Les tentacules du ”système” s’étendent dans toutes les parties de la vie sociale familières de la “bonne pensée officielle”, ou de ce que l’on nomme le “politiquement correct” : on peut donc inclure les médias, les firmes de marketing, de relations publiques et de publicité dans la sphère d’influence du nouveau pouvoir. Adopter la langue de bois du “système” sur “le drame de Polytechnique” ou sur “l’équité salariale” pourrait tout aussi bien vous mener, selon la position que vous occupez et les “compétences” que vous avez, à une carrière confortable de commentateur médiatique ou de consultant privé. Les possibilités sont presqu’infinies, tandis que les conditions d’entrée sont d’une simplicité martiale : ne pas faire de vagues ; ne pas réfléchir ; stigmatiser les intrus qui voudraient déroger aux règles.


Vous voulez changer le système?

Est-ce que vous êtes prêts à faire des sacrifices?

Le plus gros sacrifice, c'est de dire sa façon de pensée.

Vous compreneriez qu'au Québec, les gens sont extrêmement mal-à-l'aise de dire exactement ce qu'ils pensent, pour peur de déranger et se faire exclure.

Parce que c'est ce que les Québécois craignent le plus: se faire rejeter, être isoler, se faire juger et condamner par la masse des gens. Les Québécois se respectent tellement peu, qu'ils préfèrent se prostituer et s'aligner avec tout le monde, au lieu de se tenir à leur convictions et aller juste qu'au bout pour les défendre.

(Sauf pour ceux qui défendent le système, évidemment-- ils n'ont rien à craindre!)

Je comprends dans la politique, il faut peser ses mots. Mais à quelque part, un parti doit être fidèle à sa base et défendre ses convictions. Si l'ADQ est un parti de droite, un député qui défend l'équité salariale n'a pas d'affaire dans ce parti-là.

Qu'on arrête de faire du pareil-au-même. Il faut avoir le courage de défendre ses croyances et de représenter sa base. Sinon, le parti n'a pas raison d'être.

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