30 août 2009

Le français au Québec: peut-être le problème n'est pas l'éducation

Un billet de Joanne Marcotte me fait réfléchir.

Ça fait des décennies que les gouvernements effectuent des réformes en éducation, mais il en reste que les Québecois sont toujours déficients en ce qui concerne le français écrit.

Peut-être le problème n'est pas en éducation. Il y a quand même des jeunes qui réussissent à maîtriser le français, malgré la qualité de l'enseignement.

Peut-être c'est une question de culture personnelle. Le français n'est pas ma langue maternelle, mais d'année en année je m'améliore, surtout en publiant ce blogue et en lisant les auteurs francophones. Depuis que j'écris à chaque jour, je trouve de plus en plus facile de formuler ma pensée, sans trop chercher mes mots.

À l'adolescence, je trouvais ça dure de lire les auteurs littéraires parce que le langage ne reflétait pas ma façon de parler. Le passé simple m'énervait. Au fil des années, je me suis habituée. Je me demande si ce n'est pas la même chose pour les autres ados. Je trouvais qu'un français bien écrit me sonnait hautain et étranger, comme si on essayait de faire comme les français,c'est-à-dire, faire un peu snob.

Si on réserve la lecture et l'écrit uniquement pour l'école-- comme je le faisais à l'adolescence-- c'est certain qu'on apprendra pas à bien écrire. On a aussi besoin de modèles, et peut-être même exiger une expression plus juste. Les anglicismes, le joual, les expressions trop raccourcis-- me semble ça n'aide pas.

J'aime bien le Québécois, et je ne veux pas qu'on parle tous à la française. Cependant, mais le français bien parlé devrait sembler plus normal qu'il l'est à mon avis. Peut-être le manque de modèles fait en sorte que le bon français soit quelque chose d'étranger à sa façon de penser et d'interagir.

D'après moi, c'est là le vrai problème du français au Québec. Pas l'éducation.

1 commentaire:

Suzanne a dit...

Le passé simple, c'est grandiose.
Le passé simple, c'est la route de la soie !
Utilisons-le !