12 août 2009

Le discours féministe sur l'avortement

Aucune mesure administrative ne saurait justifier la mise en péril de ce droit que les femmes ont acquis par de longues luttes pour des services qui répondent à leurs besoins.


Ce ne sont pas les femmes collectivement qui ont gagné cette lutte.

Précisons. Ce sont des féministes qui ont gagné cette lutte.

Ce sont les féministes qui l'ont acquis, pas les femmes en général.

"L'interruption de grossesse est toujours un moment difficile dans la vie d'une femme. Or, les cliniques actuellement menacées, tout comme les centres de femmes, pratiquent des avortements de façon sécuritaire depuis plus d'une vingtaine d'années.


La réalité, c'est qu'on ne sait pas ce qui se passe dans les cliniques d'avortement. À en juger par ce qui se passe aux États-Unis, il y a souvent des situations qui passent sous le radar médiatique parce que les journalistes ont tendance à être gauchiste.

Mais, comme le mouvement pro-vie au Québec est faible et immobile, il ne surveille pas les agissements des cliniques. Il n'y a personne pour dire si des ambulanciers se sont présentés, ou faire des recherches sur des poursuites judiciaires en cours.

"L'interruption de grossesse est toujours un moment difficile dans la vie d'une femme. Or, les cliniques actuellement menacées, tout comme les centres de femmes, pratiquent des avortements de façon sécuritaire depuis plus d'une vingtaine d'années.


Penses-y deux minutes. Se faire subir une opération médicale dans un environnement non-médicalisé. Ç'a-tu du bon sens?

M'enfin, j'ai l'impression que le ministre n'est pas sur de son affaire. On n'a jamais compris la justification pour la loi 34. Ce n'est pas suffisante de dire que les médecins l'ont voulu. On n'impose pas des restrictions uniquement à cause de la volonté d'un groupe de pression. Il faut avoir un fond à la question. Le ministre n'a jamais expliqué le fond. Politiquement, sa réaction face à cette situation, c'est nulle. J'ai bien aimé le fait qu'il s'est défendu d'imposer les restrictions parce que j'étais contente de voir un politicien se tenir debout devant les féministes.

Mais la stratégie est nulle. Il aurait dû penser à son affaire. Il aurait dû voir que les féministes et les médecins allaient mettre de la pression. Il aurait dû réflechir sur la façon de menager la question. Mais c'est clair que ses réactions démontrent qu'il hésite.

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