12 août 2009

La vérité la plus cachée du Québec-- il faut le crier tout haut

Le Québec d'aujourd'hui, par Richard Martineau:

De même, je suis écoeuré des gens qui se penchent à mon oreille pour me féliciter d'avoir le courage de dire ce que je pense, tout en ajoutant : «Jamais je n'aurais le culot d'écrire ce que tu écris...»

Pourquoi? Qu'est-ce qui vous empêche de dire tout haut ce que vous pensez? Avez-vous peur d'aller en prison, de perdre votre emploi ?

C'est quand même hallucinant.

Il y a un éléphant de six tonnes au beau milieu du salon, mais personne n'en parle. On contourne le sujet, on discute de la pluie et du beau temps, n'importe quoi pour ne pas parler du gros pachyderme qui chie à gros mottons sur le tapis.

Et après ça, on se plaint du fait que le Québec fait du sur-place...

Je n'ai aucun courage. Je ne fais que dire tout haut ce que beaucoup, beaucoup de gens pensent en silence, de peur de se faire remettre à leur place.



Ça mérite d'être re-dit. C'est comme l'épisode des Simpsons où Homer est dans une salle de cours. Il se dit: je devrais être certain que tout le monde pense comme moi avant que je me lève la main pour commenter.

Ça c'est le Québec. Il ne faut pas être en désaccord avec la majorité ou les élites.

À chaque jour, j'écris au sujet de l'avortement et des sujets sociaux-conservateurs. Il y a des gens qui se demandent comment ai-je le culot de contester les acquis sociaux, comme si remettre en question la pensée majoritaire était quelque chose de scandaleux, de méprisable.

Mais si tu dénonces la mentalité de troupeau au Québec, tu te fais traiter de raciste.

1 commentaire:

Suzanne a dit...

foutaise!

Martineau parle certes au nom de la majorité trop souvent silencieuse, mais il généralise souvent au sujet de la minorité visible et ça c'est une forme de journalisme paresseux. La manière dont il s'en prend, présentement, à Luck Mervil, va lui coûter très cher. La manière dont il parle aveuglément des intentions des organisateurs du spectacle et de la marche pour la famille Villanueva, fait beaucoup de tort à plusieurs personnes.

Vous dites qu'il voit l'évidence? Je crois qu'il vogue dans le vide! Il s'acharne sur son propre autisme. Venez faire un tour à Montréal-Nord. Venez voir quel est la vrai problématique. Je n'ai rien contre un parc au nom de la dame de 67 ans qui est décédée gratuitement. Je cautionne aussi l'idée d'un parc au nom de Fredy Villanueva car les moisissures municipales, communautaires et politiques qui se cachent autour de la disparition de ce jeune, doivent être cernées et récurées. Pourquoi Fredy est-il mort? Pourquoi cela à du prendre plus de 6 mois pour que sa famille ait droit à une représentation juridique dont les frais seraient assumés par l'état? Pourquoi la politique ministérielle faisant en sorte que la police enquête sur la police lors de mort de citoyen, n'est-elle pas modifier pour un modèle prônant plus de transparence? Pourquoi les organismes communautaires sont-ils si enclins à avoir un partenariat fort avec le para-militaire au détriment des revendications du citoyen? Pourquoi les médias sont ils si intéressés à dépeindre le portrait criminel de Dany Villanueva sans vouloir considérer la réputation professionnelle et éthique qu'avait Jean-Loup Lapointe auprès des citoyens du quadrilatère qu'il avait la charge de patrouiller? Pourquoi le policier Lapointe a t-il eu plus de 72 heures de répit avant d'être questionné sur sa version des faits tandis que les principaux témoins et victimes avaient à rendre leur versions des incidents, la journée même? Pourquoi utilise t-on le fait que Dany Villanueva avait un passé criminel pour justifier l'intervention policière qui a dégénéré en boucherie? Pourquoi ne parle t-on pas du mutisme complet du gouvernement Charest dans le présent dossier?