8 juillet 2009

N'importe qui a le droit d'exprimer son opinion sur n'importe quel sujet. Point.

Un billet de Sel et Lumière m'envoie chez La mère blogue de Cyberpresse qui commente un article d'Alternet sur les hommes et l'avortement.

L'article d'Alternet discute d'une fête qui a eu lieu pour ramasser de l'argent pour payer pour un avortement. Pendant cette fête, l'auteur reflète sur la question des hommes et l'avortement.

On connaît la position "progressiste" sur la question: un homme ne doit pas s'en mêler, sauf pour appuyer la décision de la femme. À part ça, il doit se taire et jamais débattre de la question, surtout s'il est contre.

Comme si la moralité et les questions philosophiques ne concernaient uniquement ceux qui subiraient l'acte en question.

Les féministes veulent du pouvoir, et d'après elles, remettre en question l'autonomie de la femme c'est de participer dans son oppression. Comme si les féministes detenaient la vérité absolue sur cette question. Je ne suis pas contre l'idée de la vérité absolue, mais cette vérité doit se reposer sur des principes universels; elle ne doit pas être fabriquée pour renforcer son pouvoir.

En fait, la notion que les hommes doivent se taire sur l'avortement est un moyen commode pour les taire et seulement admettre les valeurs féministes dans la discussion. Personne-- ou disons plutôt, personne "bien-pensant" veut être contre le féminisme. Donc, seulement l'orthodoxie féministe doit dominer la discussion. Voilà comment garder la discussion entre les bornes de la pensée féministe.

C'est un carcan idéologique et philosophique. N'osez surtout pas d'examiner ses dogmes sous un oeil critique. Vous allez être traité de réactionnaire. Et anti-féministe. Et donc, misogyne. Parce que seulement les féministes aiment les femmes. Les autres les répriment. Même les femmes elles-mêmes. Comme si elles faisaient exprès pour s'auto-réprimer. Je suis d'accord que certaines classes de femmes peuvent être soumises, notamment les femmes dans des sectes fondamentalistes. Mais ce n'est pas parce qu'une femme rejette le féminisme qu'elle est une femme soumise ou qu'elle une femme de service du prétendu patriarcat.

Mais voilà que le féminisme est conçu pour écarter tout ce qui risque le miner. C'est une idéologie de pouvoir-- de l'obtenir et le garder. Comme les vérités n'existent pas pour la gauche, le pouvoir est le seul garant du statut de la femme.

Donc, la nécessité de mettre les hommes à leur place et ne pas parler d'avortement.

C'est ultimement une position sexiste. Je ne dis rien de nouveau. Mais parfois il faut se le rappeler.

Les questions philosophiques concernent ultimement la vérité. On ne doit pas éviter d'examiner des questions philosophiques au nom du pouvoir. Lorsque le pouvoir supprime la recherche de la vérité, ça devient tyrannique. C'est *là* la répression.

La vérité concerne la femme autant que l'homme. La femme ne doit pas avoir peur d'examiner et de poser des questions. La femme qui a peur de la vérité, c'est elle qui est soumise. C'est elle qui n'est pas libre. C'est elle qui est victime des croyances toutes-faites qui exigent des comportements qui peuvent être destructeurs.

Quand on valorise le pouvoir plus que la vérité, on n'est plus libre.

1 commentaire:

Suzanne a dit...

Je suis contre l'avortement automatique que pratiquent certaines femmes dès qu'elles tombent enceintes.
Je revendique le droit de le dire même au risque de passer pour un «macho»...