5 juin 2009

Une femme partage son expérience d'avortement

La Presse:

J'ai 28 ans, résidante du Québec. Je suis la maman d'un extraordinaire petit garçon de 2 ans. Il est en pleine santé, tout comme mon conjoint et moi. Il y a cinq mois, j'ai rendu visite au Dr Tiller.

(...)

À 25 semaines de gestation, ces spécialistes nous ont offert plusieurs solutions. Toutefois, la solution que nous avons privilégiée unanimement, mon conjoint et moi, se trouvait ailleurs, un peu plus loin. Nous sommes une famille jeune, mon conjoint a 26 ans. Nous avons la vie devant nous. Nous avons des aspirations professionnelles, des projets de vie et de voyages plein la tête. Nous gérons deux belles carrières. Nous ne souhaitions pas que notre vie «s'arrête» maintenant.

Ça paraît difficile à croire et c'est triste à dire, mais de par les malformations physiques présentes dans le foetus, cet enfant n'aurait pas ressemblé à un être humain «normal» et le pronostic neurologique était très pessimiste. Je sais trop bien qu'aucune garderie n'aurait accepté cet enfant et que cela ne signifie pas seulement un congé de maternité d'un an, mais un arrêt de travail de l'un de nous deux. Bref, d'énormes sacrifices.

J'affirme ouvertement que je ne suis pas «faite» pour être «aidante naturelle». Cet être aurait souffert énormément, car plusieurs chirurgies étaient déjà planifiées au moment de sa naissance.



Et puis...si les problèmes du bébé auraient été découverts à la naissance. Est-ce qu'ils auraient fait des sacrifices?

Quel est le message que cet article véhicule?

Qu'un enfant handicappé met fin à la vie.

Que la parentalité ne devrait pas nécessiter des sacrifices trop énormes.

Que la carrière est plus important que l'enfant.

Donc, comme les parents allaient souffrir, il faut que l'enfant en paye le prix.

Voilà la culture de la mort, en somme.


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