25 juin 2009

Le médecin rate l'installation d'un implant contraceptif


Cinq mois plus tard, elle est effondrée : nouvelle grossesse. « Elle n'a jamais eu l'implant dans le bras », souligne Me Elodie Buttier. Le médecin reconnaît avoir raté l'intervention, qu'il pratiquait pour l'une des premières fois. « À la naissance, son instinct maternel a repris le dessus, mais elle a dû suivre une psychothérapie. » En 2004, elle s'est lancée dans une longue bataille contre le CHU au tribunal administratif. Elle demandait notamment 50 000 € pour le préjudice moral et son mari 15 000 €. Hier, le rapporteur public (l'équivalent du procureur) a soutenu leur démarche et demandé 4 000 € et 1 000 €. « On ne peut pas être indemnisé pour la naissance d'un enfant » mais la faute du médecin est reconnue.

Le tribunal rendra sa décision cet été. Qu'importe les chiffres. La maman était hier « heureuse » de l'audience. « Elle est reconnue comme victime. »


La morale de l'histoire: même si tu penses ne pas pouvoir tomber enceinte, tu peux tomber enceinte, même si tu entreprends des démarches pour l'éviter.

Il n'y a pas de garanti dans la vie.

On nie la logique: quand on sépare la sexualité de la procréation, on dévalorise la vie. Si une grossesse-- la vie-- est perçu comme un désastre pour un couple, l'avortement va suivre. C'est la logique incontournable.

Si on valorise la vie au-dessus de tout, on va respecter l'aspect procréatif de la sexualité, et on ne cherchera pas à détruire l'être humain prénatal. La grossesse imprévue n'est pas un désastre, mais un défi. Le manque de ressources, c'est là le problème, et non pas le bébé.

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