5 mai 2009

Pour garder les jeunes dans l'Église catholique, il faut leur enseigner le catholicisme

Le titre de mon billet peut avoir l'air évident, mais bien des gens l'oublient.

Aujourd'hui dans son blogue religieux, Benoît Voyer écrit:

Ces sondages parlent d’eux-mêmes. Ils indiquent qu’il y a beaucoup de travail à faire par les Églises pour rejoindre les jeunes et augmenter leur niveau de confiance. Il y a lieu de se questionner : Qu’est-ce qu’il est possible de faire pour rejoindre les jeunes ? Qu’est-ce qui redonnera du crédit aux Églises et communautés de foi ?

(...)

Imaginons aussi la positive avancée qu’ils pourraient faire réaliser aux Églises s’ils étaient davantage consultés, écoutés et pris au sérieux.


Ça fait 40 ans qu'on est à "l'écoute des jeunes".

Cette approche ne marche pas.

Comme le disait le sondeur Jean-Marc Léger dans une conférence : « Si vous voulez obtenir des résultats comme vous n’en avez jamais obtenu, il va falloir que vous fassiez ce que vous n’avez jamais fait ».


Justement!

Comment ce qu'on faisait avant pour élever des jeunes catholiques?

On leur enseignait la foi.

C'est niaiseux, mais c'est vrai!

On parle de ce qui rejoint les jeunes bla bla bla.

Pas que c'est mauvais d'utiliser de la technologie ou la culture pour communiquer.

Mais le message de la foi est universel.

Ça n'a strictement aucune importance que les jeunes d'aujourd'hui sont différents de ceux d'hier.

Dans sa nature et ses désirs, les êtres humains ne changent pas.

On veut tous la paix intérieure. On veut tous se sentir aimé et avoir l'impression que notre vie sert à quelque chose.

La foi répond à ces attentes.

Qu'on commence par miser sur la FOI. Pas la justice sociale ou la fraternité, etc (bien que c'est important).

Ça veut dire de leur parler de Jésus, se l'Évangile, des dogmes (oui! Des dogmes! c'est important!) de la Tradition Sainte et leur entourer d'une culture catholique.

On manque d'identité catholique. On a abandonné toutes les fêtes, les marches, les lampions, l'incens-- toute la culture matérielle et tangible de la foi. Une Église bâti en 1700 avec une balustrade en or, ça donne plus le goût de Dieu qu'une vieille bâtisse transformée en Église. Ça donne des connexions, des points de répères, de l'imagerie pour nourrir son imaginaire spirituel.

L'aspect visuel de nos églises-- à part de celles crées avant la deuxième moitié de 20e siècle-- c'est tellement nul. Des carrés, des diamands pis des formes abstraites, ça ne fait pas rêver comme une statue d'un chérub doré.

Mais l'aspect visuel dénudé représente en quelque sorte la façon dont la foi est dénudée par l'Église institutionnelle. On nie le pouvoir de Dieu pour se concentrer sur l'être humain. On n'arrête pas de dire que Dieu nous aime, mais on donne l'idée que Dieu est juste comme nous, progréssiste et très cool, et pas très miraculeux, ni providentiel-- et donc un être qui est à l'image de nous. On dirait que dans la pensée des libéraux, Dieu c'est juste un autre être humain, il n'est pas DIEU. Il n'est pas le maître de ce monde. Il n'est pas le donneur de lois, ni le juge ni le roi. C't'un type ben cool. Il n'impose rien, n'exige rien, ne condamne rien. Il aime sans exiger qu'on le respecte.

Comment veux-tu que les jeunes prennent ce Dieu au sérieux?

Si on veut attirer les gens à la foi, qu'on ait confiance dans notre propre foi, et qu'on dise les choses comme elles sont. Les jeunes ont plus de respect pour des gens qui disent les choses franchement sans "marketing" que pour des gens qui essaient de leur cacher les vérités "pertubantes".

Franchement je crois que c'est notre propre manque de confiance en notre foi et notre Église qui nous rend peu interessant. À quoi bon d'être catholique, si c'est pour faire comme tout le monde et plaire à tout le monde?

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