28 mai 2009

Les résultats de notre refus d'avoir plus d'enfants

André Pratte:

La dure réalité, c'est que les besoins croissent beaucoup plus vite que les ressources qu'on arrive à y consacrer. Il faudrait donc concentrer encore plus les ressources publiques dans les secteurs prioritaires du système de santé. Malheureusement, les Québécois préfèrent éparpiller ces ressources parmi tous ces programmes et avantages dont ils si entichés: centres de la petite enfance à tarif modique, congés parentaux et assurance médicaments particulièrement généreux, droits de scolarité et tarifs d'électricité incroyablement bas. En eux-mêmes, ces politiques peuvent avoir des effets bénéfiques. Mais au regard du pénible sort des patients dans les urgences et des vieux dans les centres d'hébergement, peut-on sérieusement considérer toutes ces dépenses comme prioritaires?



Un gars de cinquante ans qui prêche pour qu'on dépense plus sur les gens âgés. Hm.

Pis qui va payer pour toutes ces dépenses?

Pis qui va en profiter?

La réalité, c'est qu'on n'a pas assez d'argent ou d'enfants pour soutenir notre bel État-Providence (je dis "nous" étant ontarienne, mais ceci s'applique autant au Canada anglais qu'ailleurs).

Le couple moyen n'a pas songé à avoir au moins deux, préférablement trois, enfants (ou plus).

À qui la faute, ce manque de ressources?

On dit qu'avoir des enfants est un "choix personnel".

Est-ce que c'est véritablement et uniquement "personnel"

Regardons la réalité en face.

Voilà les résultats de ces choix.

On manque d'argent, de gens pour enrichir la société pour subvenir à tous nos besoins ET on manque de personnelle pour s'occuper des gens âgés. Auparavent, avant que l'État s'est décidé de s'occuper de tout le monde, les enfants s'occupaient de leurs parents âgés. Avoir des enfants c'était une forme d'assurance.

Ensuite, dans l'Après-Guerre, il n'était plus question que les enfants s'occupent de leurs parents. Les pensions de vieillesse et les centre d'hébergements étaient supposés de régler le problème. Donc, pas nécessaire d'avoir des enfants pour assurer sa survie (ni la survie de la société.)

On pensait que l'immigration allait nous sauver. Mais quand les immigrants ne parlent pas suffisamment la langue (comme c'est le cas dans bien des établissments) est-ce qu'ils sont les mieux placés pour le faire?

D'ailleurs, l'immigration ne génère pas la richesse en général. Pas assez pour remplacer le manque à gagner créer par le faible taux de natalité. L'immigrant doit être integré à la société. Il ne connaît pas "le système" comme les natifs. Il n'a pas assimilé les coutumes. Il n'a probablement pas le capital pour s'établir un commerce (bien que beaucoup le font, mais ce sont des cas minoritaires). Comme ça il est très désavantagé par rapport à la personne née ici. La société paie pour ses désavantages. Je ne dis pas ça en voulant couper dans l'immigration. Je dis tout simplement que ce n'est pas la solution.

Quand je parle d'avoir plus d'enfants, j'anticipe les critiques qui disent que je veux réduire les femmes à des machines à bébé (comme si je m'en croyais une!).

Je ne parle pas d'avoir douze. Trois enfants. Est-ce que c'est trop de demander de la société d'envisager que les couples essaient d'en avoir trois.

Une femme qui a trois enfants est loin d'être une machine à bébé. On a le temps en masse de faire d'autres choses dans vie après qu'on ait trois enfants. Le femme en moyenne vit 80 ans. Il y a beaucoup de temps entre la ménopause et la retraite, même.

Et je sais que les gens plaident qu'ils n'ont pas assez d'argent. Sans juger des individus, je dis: ce n'est pas vrai. Les gens ont de l'argent pour se payer des télés à 60 pouces, des véhicules tout-terrains, des voyages à Cuba, mais ils n'ont pas d'argent pour les enfants?

C'est tout simplement une question de priorité.

Le développement soutenable, ça ne peut pas se traduire uniquement par une calcule sur la consommation et les statistiques sur le rechauffement de la planète. Il faut penser aux conséquences de réduire la population. La taux de natalité a chuté trop radicalement après les années 60, et aucun pays peut connaître un développement soutenable sans un taux de natalité adéquat. Sans les enfants, les gens âgés n'auront pas les ressources nécessaires pour subvenir à leurs besoins, et la société serait plus insupportable que si on aurait permis la surpopulation.

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