21 mai 2009

Les féministes et le laïcisme extrême

Sur le site féministe Sisyphe, Louise Mailloux dénonce la religion dans le sphère publique et exige qu'elle soit complètement écartée dans le discours publique.

J'ai des nouvelles pour vous, Madame Mailloux: je refuse. Je ne renie pas à ma liberté religieuse juste pour plaire aux militants laïques qui imposent leurs valeurs sur les individus.

Pis si ça fait pas l'affaire des gens, vous m'enverrez en prison. Ça va être comme les régimes communistes. Là on va voir de la véritable oppression.

C’est quasiment devenu un lieu commun que de dire combien les religions ont opprimé et oppriment toujours et encore les femmes.


Ça c'est de la pensée unique go-gôchiste de personnes préjugées qui cherchent à promouvoir leur agenda au lieu de trouver la vérité.

C'est grâce au christianisme que le monde a même un concept de l'égalité des sexes. Plusieurs des féministes originelles ont basé leurs convictions sur leur foi dans l'enseignement que tous les êtres humains-- incluant les femmes-- sont égaux.

C’est ainsi que les religions ont toujours refusé aux femmes la libre disposition de leur corps en interdisant la contraception et l’avortement, en imposant aux femmes l’excision, la flagellation, la lapidation et l’enfermement sous le voile ou la burqa.


Les hommes ont imposé sur eux-mêmes des restrictions semblables. C'est sûr que la femme les ont ressenties plus à cause de son rôle dans la procréation, mais les hommes ont dû avoir à renoncer à la contraception, ont subi la circoncision, la lapidation, l'impurté. Ça montre que les restrictions n'émanaient pas d'une volonté d'opprimer la femme, malgré les hallucinations des féministes.

Il faut faire la part des choses et ne pas tomber dans le miséribéralisme biasé.

« Rien ne fait chuter l’esprit de l’homme de son élévation autant que les caresses de la femme », disait Thomas d’Aquin. C’est pourquoi ce n’est qu’à elles et à elles seules de porter la vie durant, tout le poids de la vertu.


Écrire ce qu'elle a écrit là--citant Thomas d'Aquin--et dire que la religion a fait porter sur la femme le poids de la vertu, c'est complètement ridicule. En fait, ce qui était révolutionnaire dans l'enseignement chrétien, c'est justement que les hommes étaient aussi responsables de leur comportement sexuels, et qu'ils devaient de la fidelité à leurs femmes.

Mais ne laisse pas les faits vous mêler, Mme. Mailloux.

e n’être que l’objet du plaisir des hommes et de n’avoir pour seul avenir que celui d’être une mère et une épouse, soumise à son mari.


Et, à l'époque du féodalisme, quel rôle une femme aurait pu jouer? La masse des gens étaient pauvres et se préoccupaient de leur survivance-- pas sur leur "profession". Penses-tu que le serf du 11e siècle--et sa femme-- avait le luxe de penser à d'autre chose qu'avoir des enfants pour aider la famille?

Pis les soeurs, elles?

N'être "que l'objet du plaisir des hommes"? Maudit que ça fait féministe frustrée des années soixante-dix. Évolue un peu! L'historiagraphie a progressé depuis ce temps là.

L’équation est simple et l’histoire en fait foi. Lorsque la religion domine l’espace public, les femmes, elles, dominent leur foyer et passent leur temps à faire des galettes.


Comme si c'était péché!

Encore une fois je pose la question: avant l'emergence du capitalisme industriel-- qui a crée la richesse nécessaire pour permettre aux féministes le loisir d'avancer leur idéologie-- quel rôle la femme aurait dû avoir pour assurer la survie de sa famille? C'est ben beau l'éducation, mais quand ta survie dépend de l'agriculture, et que l'agriculture dépend sur de nombreux travailleurs, le couple va chercher à avoir le plus grand nombre d'enfants possible. (Bien que les femmes de la classe populaire au début l'époque moderne étaient plus nombreuses que les hommes à savoir lire).

Le féminisme et l'égalité-- telle qu'on la comprend-- est un luxe issue de notre époque.

Inculper les religions pour les conditions économiques de l'époque et l'emploie du grand bon-sens des gens est un sophisme. On ne peut pas critiquer des époques antérieures par la lumière de nos valeurs contemporaines. On peut dire que certaines choses étaient inacceptables-- toutes les époques de l'histoire ont leur défauts-- mais c'est injuste de condamner toute une institution ou un groupe selon des idées auxquelles ils n'auraient pas pu contemplés. Si c'est le cas, qu'on condamne nous parents d'il y a 30 ans pour leur intolérance envers l'homosexualité. Qu'on condamne l'eugénisme des progressistes d'il y a 70 ans, ou n'importe quelle autre péché.

Lorsque la religion est limitée à la sphère privée, les femmes deviennent des architectes comme Hafida, des professeures émérites comme Marie-Andrée et des fouteuses de merde comme Djemila.


C'est complètement nul comme argument. Dans beaucoup de pays islamiques, les femmes occupent des postes importants. Ce n'est pas la religion qui leur empêche, c'est la situation économique. Si tu as les sous pour devenir médecin dans les pays arabes, tu vas probablement foutre le camps pour aller se payer un meilleur mode de vie.


Le droit au travail et l’autonomie financière, ici dans les années 40, les prêtres appelaient cela du communisme.


Pis ce n'était DU TOUT des communistes qu'ils l'avançaient...

Nous ne sommes pas contre les religions mais contre leur volonté d’envahir les institutions publiques et de se rapprocher du politique pour soumettre les corps et les esprits.


En d'autres mots: catholiques conservateurs, fermez vos gueules, on veut vous faire taire. Compris.

Mais je refuse de me taire. J'ai autant le droit de promouvoir mes valeurs personnelles. Les prêtres et les évêques ont le droit de promouvoir leurs valeurs personnelles.

Les gens ont le droit de s'associer et de se rassembler pour promouvoir leurs valeurs personnelles.

Que ça soit sur la question d'avortement ou l'éducation ou peu importe.

Les "religions" ne sont pas des abstractions. Ce sont des individus qui ont des droits.

Elle veut enlever le droit des gens de s'exprimer et de participer dans la vie politique, comme dans certains pays d'Amérique latine, où un discours d'un évêque sur la politique pour lui valoir une peine d'emprisonnement.

Nous ne sommes pas contre les religions mais contre leur volonté d’envahir les institutions publiques et de se rapprocher du politique pour soumettre les corps et les esprits.


Just too bad, Mme. Mailloux, vous n'allez pas me dicter comment je vais pratiquer ma religion. Ma foi exige que j'agis et que je parle selon mes valeurs en privé et en publique, que ça plaît ou non. Si ça fait pas ton affaire, fait l'Inquisition. Enwouaille. Agi comme les oppresseurs que vous dénoncez.

Je ne renierais pas ma liberté au nom du laïcisme. C'est juste un autre nom pour le répression de la religion, comme dans les régimes communistes.

L’égalité des femmes et des hommes ne peut être garantie que par la laïcité.


Je refuse que les féministes définissent pour moi "l'égalité" et le respect des femmes. Je refuse qu'elles se prononcent-- pour moi-- sur la qualité de ma vie en tant que catholique.

Je suis catholique et croyante. Je ne suis pas qu'une simple "mère au foyer" écervelée, sans rôle publique, sans raisonnement et sans intelligence. Je suis capable d'interpréter pour moi-même mon expérience, et mon expérience me dit que la véritable égalité ne se trouve pas dans la contraception et l'avortement, dans l'effacement des rôles sexuels, dans et tout le train de l'idéologie féministe.

Je refuse qu'elles me disent que je suis égale que si je pense et que j'agis comme elles.

Je m'insurge contre la pensée unique féministe, laïciste et gauchiste.

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