16 mai 2009

Goebbels et les nazis détestaient l’Eglise catholique

Bien des gens imaginent que l'Église catholique était l'allié du régime Nazi pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Ils ont avalé le mythe que la Pape Pie XII était un pape nazi qui avait les mêmes objectifs que Hitler.

Ce mythe a été inventé par des gens anti-catholiques qui cherchaient à miner la réputation de l'Église.

En fait, les hauts dirigeants de l'Église catholique et les Nazis étaient des ennemis, selon Le Journal de Goebbels, nouvellement publié:

Le journal abonde en attaques violentes contre le christianisme et confirme le rejet viscéral des nazis pour cette religion. Goebbels, lui-même issu d’un milieu catholique, rapporte les tirades de Kraus, « qui ne fait pas mystère de sa répulsion pour l’imposture juive de l’Ancien Testament » (p.157), et lui-même avoue ne pas supporter les « âneries sur le Christ bienfaiteur de l’humanité » (p.684). Il n’hésite pas à approuver la haine que les républicains espagnols éprouvent à l’égard « des capitalistes, des propriétaires et des curés » (p.372). C’est bien évidemment le cœur du message chrétien que les nazis ne peuvent supporter, et notamment le respect absolu de la vie. Ainsi Goebbels approuve-t-il la stérilisation médicale des aliénés. Ses services de propagande travaillent, à la fin de 1936, à la réalisation d’un film tourné dans un asile pour justifier la loi. Il note alors : « Nos chères Eglises sont contre : elles ont besoin de nos idiots, partie pour faire des croyants, partie pour faire avec eux l’épreuve de leur amour du prochain. Redoutable confusion de l’esprit ! Mais nous allons passer outre. » (p. 353). Il est très intéressant de relever cette phrase, en date du 5 juin 1935 : « Je travaille fort et ferme contre les Juifs et les Jésuites. » Le christianisme reste, pour les nationaux-socialistes, une religion imprégnée de judaïsme, et l’Eglise catholique une hiérarchie supranationale échappant au contrôle de l’Etat. Le Vatican ne se trompe pas quand il considère, dès la montée du nazisme dans les années 1920, que son antisémitisme est consubstantiel à son antichristianisme.

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