16 avril 2009

Le préjugé anti-catholique

Une chronique anti-catholique a été publié dans le Soleil aujourd'hui.

Je ne peux comprendre qu'un homme normal arrive à croire qu'il a été désigné par un être supérieur pour diffuser la seule vraie vérité et la faire servir à son profit.


Quel profit, au juste? Est-ce qu'il est millionnaire? Est-ce qu'il a une femme accrochée au bras? Possède-t-il autant de pouvoir qu'on croirait?

Ce genre de commentaire relève du stéréotype, pas de la réalité. J'ai l'impression que le gars se prend pour un intelligent en répétant des phrases anti-catholiques, sans réfléchir pour voir si c'est de la vérité.

Pensez-vous honnêtement qu'une personne comme le Cardinal Ouellet entre en religion pour se faire servir? Par qui au juste? La bonne? Si tu veux une bonne, tu peux en engager.

C'est tellement facile de remettre en question la sincérité des gens.

Peut-être c'est vrai que Cardinal Ouellet mange bien, qu'il est logé et habillé et qu'il détient une certaine leadership. Mais si une personne intelligente voulait vraiment du pouvoir au détriment de toute autre valeur, pensez-vous qu'il irait dans un domaine moins exigeant (pas de célibat, pas de voeu de pauvreté) comme l'administration, le commerce ou la politique? Si mon but c'est de me faire servir, c'est tellement plus facile de me faire du fric pis acheter ce que je veux au lieu de me dévouer à la foi.

Franchement, ce sont des propos vraiment déconnectés de la réalité.

N'est-ce pas faire injure aux convictions des autres et prêter des limites à l'intelligence de l'être supérieur?


Mais pourquoi ça serait correcte de "faire injure" aux croyances catholiques, mais pas aux autres?

Elle cherche à le convaincre qu'il est d'une autre essence à condition de plier les genoux devant ceux qui se disent les ponts avec Dieu et embrassent leur anneau. Façons d'un âge d'obscurantisme et de servitude.


Ça vient où c't'affaire-là? Je me plie devant Jésus. Il a érigé une Église. Est-ce que respecter le gouvernement, c'est "se plier devant" les politiciens?

Ça vient d'une autre époque ces critiques-là. C'est un peu ironique qu'il accuse l'Église d'obscurantisme quand lui-même ne sait pas de ce qu'il parle.

La vraie culture est dans la découverte de notre monde par la science et dans l'humilité des humains devant la grandeur et la complexité de la Nature.


Parce que la science a trouvé toutes les solutions à tous les problèmes. Ouais.

Un dieu inventé par l'homme n'a rien à voir avec cet exercice de la recherche de notre identité et de notre place dans le réel.


Donc son problème n'est pas vraiment avec l'Église, mais avec le concept de Dieu.

La fameuse Révélation de votre Église n'est qu'un moyen d'asseoir les avantages de sa haute hiérarchie. L'exploitation de l'anxiété face à notre destin, de la souffrance et du désir de se survivre, constitue le véritable péché contre l'esprit. C'est abuser le genre humain.


Examinons la logique de ces propos. Il y a 2000 ans, les disciples de Jésus, persécutés, haïs, et mal traités, ont décidé: tient, on va exploiter les enseignements du Christ pour se donner du pouvoir!

Ç'a tout commencé comme ça. Tous les évêques, du premier au dernier, n'étaient qu'une gang d'hypocrites surnois. Ils ont fait par exprès pour manipuler les gens et leur ont convaincu des bonnes intentions de l'Église, sans que personne ait une eue la moindre idée qu'ils étaient complètement insincères.

Voyons donc. C'est tellement adolescent comme raisonnement. Du moment où on parle de supercherie, l'entreprise ne dure pas longtemps. C'est prendre les êtres humains pour des imbéciles, pis c'est dépeindre la totalité des catholiques pratiquants comme étant des hypocrites manipulateurs.

Les enseignements de l'Église sur l'amour et la justice viennent simplement de la raison naturelle comme les philosophes des anciennes cultures nous l'ont confirmé.


Mais les enseignements du Christ n'était pas sur l'amour naturel, mais l'amour divin. Les philosophes anciens n'avaient pas de modèles comme celui du Christ. C'est justement parce qu'il était prêt à mourir au nom de l'amour-- non seulement le prêcher, mais mourir-- que le Christ avait beaucoup de crédibilité. Les philosophes étaient des penseurs. Le Christ était un acteur, un agent de l'amour. C'est là sa force. Jésus l'a dit lui-même: les païens aiment ceux qui les aiment. Mais le Chrétien aiment leurs énémies, comme Dieu aiment tous les hommes. Ce n'était pas monnaie courrante comme pensée.

Vous n'avez pas le droit, vous hommes mitrés, de ravir à ces penseurs la reconnaissance due à leur apport dans l'aventure humaine.


L'Église ne ravit rien, elle a été fondée par Jésus pour transmettre son message. Et il parle de l'ignorance des autres...

Finis le recours aux apprentis sorciers et l'usage des simagrées commandées par la superstition religieuse.


Tu veux dire comme celles commandées par Jésus? Tantôt c'était un grand maître. Fais-toi une idée!

Vous devez accepter la chose et ranger ses anathèmes si elle veut jouir de la tolérance accordée aux opinions personnelles.


Donc, pas de tolérance pour ceux qui pensent avoir raison. Compris. En fait, c'est de l'intolérance. Mais voilà.

Je vous adresse une prière en terminant et vous demande un peu plus de modestie et moins de condamnation au feu éternel


Qui ça? Qui au Québec condamne les gens au feu éternel?

Comme j'ai dit: bien des critiques de l'Église ne prennent pas la peine de se renseigner avant de critiquer.

Il faut dire que l'Église ne s'aide pas non plus.

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