28 avril 2009

L'avortement: la conséquence logique de la contraception

Je trouve la chronique de Stéphanie Neveu un peu naïve.

C'est avec beaucoup d'étonnement que j'apprends à chaque année que des copines ont eu recours à l'avortement pour mettre fin à une grossesse non-désirée. Cha que fois, je reste muette car la seule question qui me vient aux lèvres est "tu ne prends pas la pilule?".


Aucun moyen de contraception n'est un moyen sûr, surtout pas la pillule. La pillule a un taux d'échec allant de 1-10% selon si la femme le prend régulièrement ou non. Dans la vraie vie, les femmes oublient de prendre leur pillule. Et même si elle est prise chaque jour sans faute, un taux d'échec de 1% signifie que sur un million de femmes, 10 000 vont tomber enceinte.

Naturellement, comme l'objectif et d'avoir des relations sans tomber enceinte, et que la contraception échoue, la solution naturelle est d'avoir recours à un l'avortement.

Ça prend pas un génie pour comprendre ça.

C'est la raison pour laquelle les pro-vie sont contre la contraception comme solution à l'avortement. Parce que plus tu te fies sur la contraception pour éviter la grossesse, plus les femmes vont avoir recours à l'avortement pour contrer les effets d'un moyen de contraception fautif.

Parce que bien que la contraception diminue le risque personnelle de la grossesse, la mentalité qui justifie la contraception augmente le risque que la femme ait recours à l'avortement si la grossesse a lieu.

Le problème de l'avortement est un problème de mentalité. L'Église s'oppose à la contraception et à l'avortement parce qu'elle croit que toute vie humaine doit être accuillie, sans exception.

Les supporteurs de l'avortement considèrent que c'est opprimant de forcer une femme à porter un enfant contre son gré.

Mais l'Église parle de l'accueil de l'enfant. Tous doit être accueillis. Tous doit être aimés. C'est sur que continuer une grossesse inattendue et non-souhaitée, c'est difficile. Mais l'amour demande des choses difficiles. Si l'amour n'avait pas d'exigences, ça ne serait pas de l'amour. Une grossesse inattendue peut faire souffrir, mais la mort d'un enfant est un plus grand mal.

Dans cette optique, il faut exercer un changement de comportement. Et c'est cette résistance à la chasteté qui en fait la source de l'appui de l'avortement légal.

Parce que, la majorité croit que les individus devraient avoir le droit d'avoir les relations sexuelles sans à subir des conséquences. C'est consideré comme quasiment une nécessité pour sa liberté et à son épanouissement personnel.

Mais regarde le prix de ça. Est-ce qu'on est véritablement plus heureux à avoir des avortements que de vivre d'une façon disciplinée?

L'inertie peut être très attrayante. J'imagine qu'il y a bien des gens qui réalisent le problème; qui ne le disent pas tout haut, mais qui comprends que notre façon de faire produit des effets négatifs. Cependant, si on ne change pas, on ne récolte pas les bénéfices de ce changement. Si on veut vraiment diminuer le nombre d'avortements, il faut changer notre mentalité et nos attitudes envers la sexualité et la vie humaine, parce que tout commence là.

Mais en fait, je crois que les gens ne pensent pas que ça vaut la peine de le faire. C'est comme la personne obèse qui sait bien qu'il faut perdre du poids pour retrouver une qualité de vie, mais elle continue à gaver des biscuits et des beignes, parce que c'est tout ce qu'elle connaît, pis l'habitude c'est rassurant. Quand on se lance dans un changement d'habitude, on ne connait pas nécessairement les résultats. Peut-être ça va prendre 2 semaines de perder 10 livres, ou peut-être 2 mois. On ne sait pas toujours à quoi s'attendre.

C'est un peu la même chose avec la chasteté. Les gens ne savent pas comment leurs vies vont tournées. Vont-ils pouvoir combler le vide créer par le refus de relations sexuelles? Vont-ils pouvoir se trouver un partenaire qui serait en accord avec cette pratique? Vont-ils finir par se marier?

Pas évident. L'amour de Jésus peut bien aider les croyants. Mais sans de quoi à combler ce vide, les gens retomberaient dans leurs vieilles habitudes.

Ce n'est pas uniquement une question morale. C'est une question émotionnelle, aussi.

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