12 avril 2009

La persévérance

Pour le chrétien découragé:

Paul va faire l’expérience, non seulement du refus de son message, mais de la dérision, de la moquerie, de l’ironie cinglante avec lesquelles une partie de ses auditeurs attaque sa personne : «Que veut donc dire cette jacasse (ce perroquet) ?» (Ac. 17, 18). [...] Paul est amer. Il est blessé par les railleries. On a voulu le ridiculiser, lui et sa parole. Il est d’autant plus atteint qu’il avait beaucoup misé sur cette prédication à Athènes. Il semble bien qu’il soit passé ensuite par un moment de déprime. [...] Paul a été blessé mais il n’a pas été annihilé. Comme il le dit lui-même, il a été terrassé mais non achevé (cf. 2 Cor. 4, 9). Alors, nous pouvons nous demander : d’où lui viennent sa force, son dynamisme apostolique, son ressort intérieur ? Ils sont un don de Dieu qui s’enracine pour Paul dans sa foi en la présence et en la puissance du Christ ressuscité. Pourquoi avoir peur, se laisser envahir par le découragement, l’amertume, l’angoisse du lendemain ? Le Christ est là présent. Son Esprit est à l’œuvre. Il nous donne des signes de la puissance transformatrice de sa Résurrection. [...] Si Dieu est à l’œuvre, pourquoi avoir peur ? Si «Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?» (Rm. 8, 31)"

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