29 mars 2009

Pourquoi les avortements tardifs ne sont pas comptés correctement au Canada

Je lisais un article pro-avortement concernant la situation de l'avortement au Canada.

Ce n'est pas la fin du monde

Lorsqu’une initiative populaire préconisait en 1971 l’abrogation des dispositions pénales sur l’avortement en Suisse, les opposants ont prédit une montée énorme des avortements et des décisions irréfléchies. Un juriste allait jusqu’à déclarer que pour finir même un boucher pourrait encore cinq minutes avant l’accouchement procéder impunément à l’avortement. Rien de pareil ne s’est produit au Canada.


Ne soyez pas dupes.

Des choses pareilles se produisent au Canada.

Mais à cause de la supercherie du système médical, ces situations restent cachées.

Des activistes pôvre-choix-- de bonne foi-- citent les statistiques disant qu'une infime nombre d'avortements-- moins d'un pour cent-- ont lieu avant 20 semaines.

Mais les avortements tardifs ne sont pas comptés dans les statistiques sur l'avortement au Canada. Les medecins ne sont pas obligés de transmettre ces informations. Et quand ils remplissent les questionnaires sur l'avortements, ils ne sont pas obligés de donner l'âge gestationnels.

Donc, on a des informations sur l'âge gestationnel sur environ 43% des avortements qui sont comptés.

Ensuite, les avortements tardifs ne sont pas tous comptés. Dépendemment de la province, une termination de grossesse où le foetus est âgé de moins de 20 semaines, où qui pèsent plus de 500 grammes, OÙ qui répond à ces deux critères, n'est pas comptée comme un avortement.

Le système médical code toutes interventions selon un guide de codage médical produit par l'ONU qui est connu sous le nom ICD-10.

L'ONU a produit ce guide dans le but de pouvoir comparer les systèmes de santé dans les différents pays du monde. Vous pouvez comprendre que si l'ONU veut comparer les systèmes de santé des pays industrialisés et les pays sous-développés, il faut que les systèmes aient les mêmes façons de faire.

Dans le ICD-10, la mort d'un foetus après 20 semaines, ou pésant plus de 500 grammes est consideré comme une mortinaissance.

Point final.

La cause de la mort n'affecte en rien ce code. Donc, que ça soit une maladie qui tue le foetus, ou un avortement, ça ne change rien, selon ce protocol, c'est une mortinaissance.

Donc, c'est très utile pour cacher les avortements tardifs. On n'appelle pas les choses par leurs noms.

Et comme les questionnaires du gouvernement ne demandent rien sur les mortinaissances, bien elles ne sont pas comptées comme des terminations.

Une autre raison pour laquelle les terminations ne sont pas comptées est parce que souvent les femmes qui veulent se faire avortées très tardivement (mettons après 24 semaines) se font envoyées au États-Unis.

Pour pratiquer des avortements tardifs, ça prend un estomac de fer et de la pratique régulière. Un medecin qui ne fait pas régulièrement des avortements tardifs va perdre le tour. Il faut en quelque sorte être dédié à cette opération. Et comme les avortements tardifs sont relativement rares, et que le Canada n'a pas le bassin de population nécessaire pour faire vivre un avorteur tardif, on envoit les femmes aux États-Unis pour les faire avorter.

Donc, les avortements tardifs ne se font pas au Canada, mais les contribuables paient quand même.

La majorité des avortements tardifs au Canada sont commis dans les hôpitaux après un dépistage pour les anomalies génétiques.

Ça ne veut pas dire que tous ces bébés étaient destinés peu après la naissance, ni que leur existence allait manquer de qualité de vie.

Parfois des raisons "sociales" sont derrières ces avortements. Je cite Claude Paquin sur mon blogue. Il a envoyé une femme suicidaire aux États pour se faire avorter à 32 semaines.

C'est peut-être pas à 5 minutes de l'accouchement, mais c'est quasiment pareil.

En 1999, il y avait eu un cas d'un avortement à Calgary à 35 semaines, où le bébé a survécu. La mère a demandé de l'aide pour sauver le bébé, mais rien n'a été fait.

Un rapport datant de 2002 du Collège des Omnipraticiens du Québec concernant la périnatalité en 1998, a cité deux cas d'avortements à 36 semaines.

Des statistiques sur l'avortement au Canada en 2003 de StatsCan ont mentionné des avortements à 33 semaines.

On peut s'imaginer qu'il y a d'autres cas qui se produisent, sans qu'on en ait connaissance.

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