28 mars 2009

Les hommes seules face à leurs problèmes

Voici de la véritable pauvreté:

Je dis que la façon de communiquer d'un homme est différente de celles des femmes et peut être moins connue des spécialistes, moins étudiée parce que moins démonstrative, autrement extériorisée. Les hommes s'expriment à travers un réseau social où les pairs partagent des situations semblables dans un milieu discret. Lorsque moindrement ça se trouve «trop» public, l'homme ne se sent plus dans un cercle sécuritaire pour parler. On ne peut pas créer un «club de jasette d'hommes» et s'attendre à ce que les mâles s'inscrivent et y participent en grand nombre. Les dames, elles, le font sans difficulté car rien dans ce modèle ne vient entraver leur façon de «sortir» leurs sentiments.

Un homme va parler en privé, dans un environnement où la solidité, la stabilité, la solidarité et le pragmatique prévalent, assurant ainsi la création d'un chemin vers une solution applicable et permettant d'échanger des conseils des pairs qui empathisent. L'homme ne se lancera pas dans de belles théories de réconfort. Il veut un plan, des avenues, des outils. Personnellement, t'as plus de chances de me rencontrer dans un RONA que dans une clinique de psychothérapie.

(...)

À travers le coaching, l'homme sent qu'il avance vers la solution et qu'il quitte réellement la problématique. Voilà ce que homme veut! Et ça coûte de l'argent. Je ne paierais pas pour un coach à 12 dollars l'heure, certes. Ce ne serait pas crédible. Mais de 100 à 200, parfois plus, n'est certainement pas dans ma ligue. Soit que je fasse manger mes kids, soit que je me guéris. Et si je choisis de nourrir mes petits coeurs, je passe pour un homme qui ne veut pas s'exprimer.


Auparavant, la foi donnait certains élements de réponse à ces problèmes. Mais même de nos jours, l'Église est devenue un "club de jasette" très féminisé. Un gars qui se retrouve seul devant ses problèmes ne se tournera pas à l'Église pour se vider le coeur quand tout ce que les prêtres "modernes" ont à l'offrir ce sont des "théories de reconfort" et du blah blah blah. C'est pas concret. Un gars ne se sentira pas confortable. Le prêtre de nos jours est un homme effeminé qui croit que la seule façon de présenter la face de Dieu c'est d'être tourjours doux, toujours consolant, jamais porter de jugement ou de dire des choses dures.

C'est vrai que les gens donnent l'impression de vouloir écouter seulement ce qu'ils veulent entendre-- la gentillese et la pensée gna-gna. Mais dans le fond ils savent bien ce dont ils ont besoin-- la vérité, qui blesse parfois.

C'est sûr que le prêtre n'offrira pas toujours tout l'aide dont un homme a besoin. Mais il peut toujours lui offrir une oreille et de la sagesse. Mais qui veut de cette sagesse terne du monde?

L'Église offre ce qui est offert déjà en abondance dans le monde séculier. Cette sagesse qui mène à des culs-de-sac et à la misère.

Si l'Église veut attirer les hommes, elle devrait comprendre le coeur masculin. On dit de l'Église qu'elle dominée par les hommes et qu'elle est sexiste. Mais en fait, l'Église en Occident est tellement infectée par la pensée féministe que ça bloque la transmission de la foi. Au lieu de montrer la face masculine de Jésus, l'Église montre un Jésus doux. Toujours doux. Un Jésus doux et inoffensive. Sans colonne vertébrale.

S'il y a une juste la masse des hommes ne respectent pas, c'est quelqu'un sans la courage de ses convictions.

Un peu comme l'Église d'aujourd'hui.

Peut-être c'est un peu pour ça que l'Église ne réussit pas à attirer les gens. Ce n'est pas le message qui est le problème. C'est l'attitude de l'Église. Les gens sentent la peur et la gêne de l'Église. Si l'Église est gênée de son message, pourquoi est-ce que les gens devraient le prendre au sérieux?

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