17 février 2009

Pourquoi est-ce que l’Église s’oppose à la contraception?

J’ai décidé que parler de la position de l’Église sur la contraception était une bonne façon d’amorcer une discussion sur les questions disons « culturelles ».

Parce que cette opposition à la contraception laisse beaucoup perplexe et ce mystère—pour le commun des mortels—pourrait engendrer beaucoup de discussion.

Je commence en faisant quelques clarifications. L’Église n’exige pas que les couples aient le plus grand nombre d’enfants possible. L’Église ne défend pas non plus que les couples espacent leurs enfants, ou qu’ils essaient d’éviter la grossesse avec des moyens naturels.

Ce que l’Église exige de ses fidèles, c’est d’être ouvert à la vie.

L’Église est pour la vie.

Parce que la vie est un don de Dieu. La personne humaine ne devrait jamais être traité comme un fardeau. Elle doit être accueillie.

La contraception signifie qu’une nouvelle vie est perçue comme un fardeau, comme une malédiction.

L’Église veut que les couples soient généraux en donnant naissance, tout en permettant la liberté des gens d’éviter une grossesse pour une raison sérieuse.

Pourquoi est-ce qu’on rejetterai l’accueil d’un nouveau-né.

Il est vrai que certaines personnes ont des raisons sérieuses, comme une maladie, où une véritable pauvreté.

Le problème, c’est que dans notre société, on ne limite pas nos enfants uniquement parce qu’on est réellement pauvre, ou parce qu’on est dépourvu de moyens.

C’est tout simplement, parce qu’on n’en veut pas.

Pourquoi? Pour la carrière? Pour la plus grosses maison? Pour les voyages? Ainsi de suite.

Souvent, les gens suivent les tendances sans trop examiner les racines de leur pensée.

Bien des gens croient que parce que les maison sont limitées à 3 chambres à coucher, ça veut dire qu’ils doivent se limite à deux enfants (parce que Dieu sait que les enfants ne devraient pas partager les chambres!)

Ou, ils s’inquiètent parce qu’un autre bébé signifierait qu’il faudrait acheter une mini-van pour accommoder les enfants.

Ou un enfant mettrait en danger sa carrière.

Ou on a peur de ne pas trouver un espace en garderie (parce qu’il faut travailler pour garder sa maison dans la banlieue).

C’est un peu ça notre façon de pensée, même si on n’ose pas de le dire aussi franchement.

En fait, on met plus de priorité sur des biens matériaux que sur le plaisir d’élargir sa famille. Je ne veux pas diminuer l’effort nécessaire d’avoir une famille—j’ai moi-même trois enfants. Mais c’est un peu ça. On pense qu’ on a BESOIN de tout ça. Ce n’est pas vrai. On n’a pas BESOIN de tout avoir.

Mais on se convainc qu’il n’y a pas d’autre moyen, que c’est comme ça, qu’il faut que la mère travaille, qu’il faut absolument se limiter à deux enfants.

Ça, c’est la mentalité contraceptive : se dire que les biens sont plus importants que les enfants.

L’Église s’oppose à la contraception parce que l’amour devrait être la source de cette ouverture à la vie.

S’unir à un homme ou une femme, sans contraception, c’est vraiment un vœu de confiance. C’est se laisser vulnérable. C’est porter confiance, que, quoi qui arrive, l’amour—l’amour de l’autre et l’amour de l’enfant—endurera. La contraception diminue notre confiance en l’autre. Les expressions le disent : quand on l’utilise on dit se « protéger » de l’autre, se « protéger » d’une grossesse. L’autre personne, surtout la femme, est un encombrement, un fardeau dont on ne doit pas trop s’engager pour limiter sa responsabilité, son effort.

Je sais ce que les gens vont dire : les idéaux, c’est bien beau, mais le monde habitent la vraie vie, où on doit payer des comptes, avancer dans sa profession, s’occuper des enfants déjà nés.

Mais je reviens à mon point en haut. Quelles sont nos priorités. Est-ce que la priorité c’est de toujours avoir le meilleur, le plus beau, etc? Est-ce qu’on a véritablement besoin TOUT ce qu’on dit en avoir?

Pas certaine de ça.

À regarder les médias, on croirait que tout le monde est dans la misère, tout le monde est pauvre, tout le monde à de la difficulté à joindre les deux bouts.

Mais sort de la maison et regarde les quartiers. Il y a des quartiers populaires où les gens ont un peu de difficulté. La véritable pauvreté dans notre société est rare. La masse des gens demeurent dans la banlieue—donc, possèdent des maisons—et possèdent une auto, si pas deux et parfois même trois. Ils sont endettés jusqu’au cou, la plupart du temps parce qu’ils ont acheté des biens consommateurs et non pas le stricte nécessaire. Les mères placent leurs enfants à la garderie pour pouvoir payer tout ça.

Est-ce qu’on est vraiment aussi dépourvu qu’on le croit?

On se dévoue plus à la poursuite de l’argent pour notre bien matériel qu’à la famille.

Il ne faut pas se le cacher. On se croit pauvre, mais dans le fond on est riche. On a perdu le sens de la perspective.

C’est pour ça qu’on utilise la contraception. On met plus de valeur sur les choses que sur les personnes.

1 commentaire:

Suzanne a dit...

Bravo Suzanne. C'est exact, tout ce que tu as dit là. Bien que je ne suis pas contre tout usage de contraception, je suis contre l'attitude de fermeture à la vie que cela représente dans la plupart des cas. Et comme tu as dit, il y a des moyens plus naturels (et plus efficaces d'ailleurs) de contraception. Les gens ont vraiment besoin de rapetisser leurs «besoins» à ce qui maintient et promeut la vie, pas une mode de vie. Cela devient vraiment grossier (et immoral) lorsque les gens se passent d'avoir une famille plus large simplement pour pouvoir s'acheter des vêtements en vogue, des tout-nouveaux systèmes de jeux vidéos ou des voyages touristiques, etc. Trop de «croyants» ont oublié que le premier commandement donné dans le jardin d'Eden était d'être fécond et de multiplier. Que nous retrouvions tous la perspective saine et juste!