9 septembre 2008

Être catholique et un candidat, c'est un scandal pour La Presse

Cyberpresse a décidé de "révéler" que Nicole Charbonneau Barron, la candidate conservatrice dans le comté de Saint Bruno-Saint Hubert est membre du groupe "Opus Dei".

Comme si ça devrait être un gros scandal.

Sur son site internet, Mme Barron explique sa candidature au PCC, mais ne mentionne pas son adhésion à l’Opus Dei pas plus qu’elle n’évoque ses convictions religieuses.


Pis les autres candidats? Est-ce qu'ils évoquent leurs convictions religieuses?

C'est seulement parce que le journaliste est anti-Opus Dei que cette histoire fait la manchette.

Elle souligne qu’après avoir travaillé au marketing à VIA Rail et à Clairol, elle avait «pris la décision de s’occuper des enfants» elle-même à la maison. En vidéo comme en texte elle souligne l’importance de problèmes comme l’échec des mariages, la surconsommation, l’hypersexualisation et l’usage des drogues par les jeunes. L’avortement est abordé indirectement : «la femme a ce grand privilège de porter la vie, donner la vie, protéger la vie, écrit-elle. Et cela ne se limite pas à l’enfant à naître».


Yé! Un candidate pro-vie au Québec. Dommage que je ne suis pas dans son comté-- je voterais pour elle!

L’Opus Dei soutient ne pratiquer que les enseignements de l’Église, mais bien des catholiques ne pourraient y adhérer tant la liste des exigences est longue, selon une enquête de l’Actualité, parue en 1993. Un membre ne peut être une personne divorcée, ne peut vivre en concubinage, pas question non plus d’utiliser des contraceptifs.


En d'autres mots, il faut qu'il soit un catholique pratiquant fidèle aux enseignements de l'Église. Où est le problème? Comme si les catholiques avaient le droit de se divorcer, de vivre en concubinage ou d'utiliser les contraceptifs...

Il n’y a pas de place pour les homosexuels, les francs-maçons ou les fortes têtes à l’Opus Dei.


Ouin, comme il n'y a pas de place pour les fédéralistes au PQ. Mais voyons donc!

L’organisation souvent comparée à une «mafia catholique» tente de recruter ses membres chez les leaders d’entreprises, les élus et les professeurs d’université.


C'est vrai-- ils recrutent chez les élites. Et pis? C'est leur droit, non?

Non, mais l'article est tellement biaisé, ça n'a pas de bon sens. Il ne le cache même pas. Il fait comme si les catholiques n'existaient pas-- qu'ils ne faisaient pas parti du readership.

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