11 août 2008

"Pourquoi un tel tollé?" sur Morgentaler, elle se demande avec un air d'innocence

Aujourd'hui, le Soleil a publié une chronique d'un médecin qui se demande "pourquoi le tollé" sur la réception par Morgentaler sur l'Ordre du Canada.

Bien sûr, elle répète la même rhétorique: comment c'était l'enfer dans l'antan, que les femmes se mutillaient en se faisant avorter, et ainsi de suite.

Elle fait semblant ne pas connaître la base de l'outrage, comme si la question de la tuerie de l'enfant à naître était complètement caduque.

Les femmes ont le droit de contrôler leur corps, mais pas au prix d'une vie humaine. C'est ça l'essentiel du message pro-vie: les enfants-à-naître sont des être humains à part entier, et ils ont aussi le droit à la vie.

Morgentaler a complètement bafouer les droits des enfants. En plus, il y a tuer 100 000 enfants à naître.

Pis elle fait semblant que c'est un rien. Oh well! Les petits sont morts! Just too bad pour eux!

Ma liberté, mon autonomie ne dépend pas et ne devrait pas dépendre sur la mort et la souffrance d'un autre.

Je déteste que le mouvement féministe, qui prétend parler en mon nom, dit que pour que je sois égale, que j'ai les mêmes pouvoirs et la même dignité qu'un homme, le foetus ne doit pas être reconnu: je devrais avoir le droit de tuer pour mon bien. Comme si la mort d'un autre être humain était quelque chose d'anondin.

La fin ne justifie pas les moyens. On ne permet pas que le bien des autres dépendent de la tuerie des personnes nées. Alors, ça devrait être la même chose pour les enfants non-nés.

Un enfant à naître a le droit à autant d'amour qu'un enfant né. Il ne devrait pas être tué, point. Que les femmes d'antan avortaient, c'est un peu comprenable-- elles ne bénéficiaient pas des connaissances scientifiques de nos jours. Mais aujourd'hui, on sait ce que ça a l'air une échographie. Du moins, les gens éduqués le savent. On n'a pas d'excuse.

Remarque que les tenants de l'avortement légal n'adresse jamais la question du statut moral ou légal de l'enfant à naître. Ils prétendent que c'est une "question complexe", mais la vérité est qu'ils sont contents que l'enfant à naître n'ait aucun statut. Ce n'est pas parce que les gens sont en désaccords et que la question est complexe qu'on ne devrait pas la confronter. Mais ils ne veulent pas la confronter: ils ont ce qu'ils veulent: la liberté totale de tuer les enfants à naître. C'est simple: ils relativisent la valeur de la vie humaine pour mettre devant le sophisme qu'on ne peut rien régler avec des débats philsophiques-- comme si ça ne se faisait JAMAIS dans notre société.

Pis elle se demande si innocemment pourquoi qu'on est en colère....

3 commentaires:

Tym_Machine a dit...

Je ne sais pas si vous suivez un peu la campagne électorale des présidentielles amércaines 2008 mais je suis tombé sur un article intéressant que je me suis dit qu'il pourrait vous intéresser car il est question du support d'Obama à l'avortement tardif.

Voici le lien en question:

http://www.humanevents.com/article.php?id=27992#continueA

Bonne lecture!!!

Tym_Machine a dit...

J'écoutais Jeff Fillion sur www.radiopirate.com que je vous invite à synthoniser une fois de temps en temps, ça vaut vraiment la peine surtout si on a ne serait-ce qu'un petit penchant vers les idées un peu plus conservatrices. Et il parlait de l'avortement et effectivement pour bien des jeunes filles, c'est devenu le "easy way out". Certaines jeunes et moins jeunes vont se faire avorter sans émotion, like it's just business as usual.

Moi, je ne suis pas un pro-vie radical mais je ne suis pas non plus un pro-choix écervelé. Vous allez me dire comment pouvez-vous être entre les deux, well, ça c'est de la question mais je vous dirais que dans mon livre à moi, si ma position fait en sorte que j'influence l'opinion de certains à être un peu plus pro-vie, je me dis que ma job est faite. Mais bon, ça c'est ma vision des choses.

Pour en revenir à ce manque d'émotivité quant à une naissance dite non-désirée ma position est que je suis toujours pour le droit à l'avortement. Cependant, que cela devienne le "easy-way out" j'ai beaucoup de mal avec cela. Il semble y avoir un grand manque d'éducation chez certaines personnes et davantage chez une clientèle plus jeune souvent laissée à elle-même.

Que cette petite fille ou grande fille dépourvue de moyens avorte de par son choix, je peux comprendre à la limite sauf que ça devienne vraiment la porte de sortie et à la rigueur un moyen contraceptif, j'ai beaucoup de difficulté avec cela. Ces femmes devraient au moins verser une petite larme face à la fatalité de leur geste car for hell's sake, ç'aurait pu être eux autres dans le ventre de leur mère qui se font avorter et cela plusieurs pauvres fe-filles ont du mal à le conceptualiser comme si la vie pour elles leur était due et que pour les autres, ça ne valait pas la peine qu'on y verse ne serait-ce qu'une petite larme.

Charlie a dit...

«Bien sûr, elle répète la même rhétorique: comment c'était l'enfer dans l'antan, que les femmes se mutillaient en se faisant avorter, et ainsi de suite.»
Le médecin ne dit pas cela pour le plaisir ! C'est tout à fait vrai ! Tant qu'à faire mourir la mère et le foetus, pourquoi ne pas essayer de sauver la mère ! Mettre au monde un enfant non désiré n'est pas l'idéal non plus. Et que faites vous de celles qui sont trop jeunes ? De celles qui se sont fait violé ? Ce n'est pas commun, mais cela existe ! Lorsque j'étais au primaire, j'habitais près d'un centre d'accueil pour jeunes en difficultés. Plusieurs jeunes filles me racontaient comment leur père les violaient. Des filles de 13 ans ou 14 ans qui accouchent, c'est dangereux à la fois pour l'enfant et pour la jeune mère.
«que ça devienne vraiment la porte de sortie et à la rigueur un moyen contraceptif»
Je suis d'accord, c'est pour cela qu'il faut continuer à encourager la pilule contraceptive et le condom.