26 août 2008

Martineau: pour vendre la souverainté, il faut oublier les chiffres

Je l'aime ben Richard Martineau, mais là je trouve qu'il est complètement naïf.

Il dit aux souverainistes: lâche l'économie pis vend la souverainté avec de la passion pour la culture.

Il y a des bonnes raisons pour lesquelles le PQ a voulu prouver que la souverainté est un projet viable du point de vue économique.

La passion, ça ne fait pas vivre.

Je sais: l'homme ne vit pas de pain seul. Mais si on n'a pas de pain, on ne vit pas de rien d'autre!

C'est pour ça que le fédéralistes misent sur la question économique lors des montées de la passion souverainiste. C'est platte comme discours, mais ça marche. Les gens veulent être pratiques. Ils ne sont prêts à sacrifier leur qualité de vie pour une idéologie. En fait, est-ce que un Québec souverain vivrait mieux qu'au sein du Canada?

Franchement, non. Le "sentiment" de liberté n'en vaut pas la peine. Franchement, je ne crois pas que le québécois moyen y pense souvent.

Le nationalisme, dans le fond, c'est une passion irrationnelle. C'est bien d'aimer son pays et sa culture. Mais de là de dire que rien n'est possible, qu'on n'est victime autant qu'on est au sein de la confédération canadienne, c'est complètement ignorer la réalité. Le nationalisme mise aussi sur le conformisme ethnique: si vous n'êtes pas comme nous, vous êtes hors de la tribu. Le nationalisme, la souverainté, c'est pour la tribu. Tous ceux qui sont hors de la tribu peut aller se promener.

C'est comme ça que ça marche au Québec.

1 commentaire:

Tym_Machine a dit...

Les récents sondages sur la question montrent la souveraineté à 36% d'appui.

L'indépendance du Québec diront certains purzédurs auront fait que bien des gens soient restés chez eux et n'aient pas été voter PQ aux dernières provinciales. Personnellement, je pense le contraire.

Le mouvement souverainiste s'étiolle et s'il a toujours fait en sorte d'élire une majorité de bloquistes au Québec grâce à la division du vote fédéraliste en 3 partis principalement, il n'en demeure pas moins que c'est aussi son talon d'achille car en arrière de cette idée forte de la souveraineté du Québec, se cache un vide absolu pour le reste chez le Bloc qui est dans le fond un gros NPD avec l'option séparatiste point final. C'est cela qui fait que présentement, les conservateurs peuvent mener le Bloc 31% à 30% malgré leurs récentes faiblesses. Il n'y a que très peu d'alternative au Québec.

La société distincte québecoise vis-à-vis son éternelle rivale ontarienne se défini non plus désormais par le vote bloquiste qui ressemble davantage à un vote absentionniste et un vote de protestation envers le régime fédéral mais plutôt au fait que les libéraux de Stéphane Dion sont au stade mort au Québec tandis qu'en Ontario, ils vont réussir à y élire une majorité de députés quand même avec une bonne dose de conservateurs mais il reste que c'est là que ça va se jouer aux prochaines élections.