10 juin 2008

Un nouveau sondage montre un solide appui du Québec aux mesures législatives du projet de loi C-484

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Le 10 juin 2008

Un nouveau sondage montre un solide appui du Québec aux mesures législatives du projet de loi C-484

(Ottawa) – Aujourd’hui, le député conservateur Ken Epp a rendu publics en conférence de presse à Ottawa les résultats d’un sondage qu’il a commandé au sujet de son projet de loi d’initiative parlementaire C-484, Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels.

Le projet de loi C-484 entend créer une infraction distincte dans le cas d’un agresseur qui blesse ou tue intentionnellement le fœtus d’une femme enceinte.

Le sondage en ligne, effectué par Angus Reid Strategies les 4 et 5 juin au Québec seulement montre que 50 p. 100 des Québécois appuient le projet de loi, tandis que 35 p. 100 s’y opposent et 15 p. 100 sont indécis. Chez les femmes, le taux d’appui est de 53 p. 100. (Les résultats complets du sondage sont publiés sur le site Web de M. Epp à l’adresse www.kenepp.com).

« Compte tenu de l’importante campagne de désinformation menée contre le projet de loi, particulièrement au Québec au cours des dernières semaines, je trouve le sondage plutôt révélateur, a affirmé M. Epp. Même si de nombreux groupes, qui se disent porte-parole d’importants segments de la population, ont farouchement dénoncé le projet de loi et ont fait des déclarations mensongères, les Québécois ont manifesté un bon niveau de soutien. Cela étant dit, je crois que les opposants ont instauré la crainte que le projet de loi C-484 réduirait les droits des femmes alors que c’est plutôt le contraire. Ils ont réussi à convaincre bon nombre de personnes que le projet de loi vise en quelque sorte à restreindre l’accès à l’avortement, ce qui n’est tout simplement pas le cas. »

« Beaucoup de Canadiens appuient le projet de loi parce qu’ils l’acceptent pour ce qu’il est vraiment : une tentative de reconnaître la perte réelle subie par la femme dont l’enfant meurt aux mains d’un agresseur violent. Cela étant dit, tellement d’informations fausses ont été véhiculées et répétées que ceux qui appuient cette démarche en vue d’obtenir justice devront travailler plus fort pour faire passer le message lancé par le projet de loi : offrir un recours juridique permettant de porter des accusations contre un tiers dans les circonstances très précises et limitées où une femme enceinte est victime d’une agression criminelle et où son agresseur blesse ou tue intentionnellement ou imprudemment son bébé. Les femmes qui ont fait le choix de porter leur enfant à terme sauront au moins que non seulement la loi les protège elles, mais aussi l’enfant qu’elles veulent désespérément. »

Le sondage en ligne d’Angus Reid Strategies fait suite à deux sondages nationaux dont les résultats ont démontré un large appui en faveur de mesures législatives sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels. En octobre 2007, un sondage de la firme Environic a révélé que 72 p. 100 des Canadiens (75 p. 100 des femmes), de toutes les régions et de toutes les allégeances politiques, appuient une telle loi. Un sondage en ligne d’Angus Reid Strategies mené en mars a obtenu des résultats analogues, c’est-à-dire que 70 p. 100 des Canadiens (74 p. 100 des femmes) ont indiqué appuyer le projet de loi.

« Un facteur est troublant et c’est le fait que certaines personnes qui disent être pro-choix pour les femmes le sont apparemment seulement si c’est leurs choix que l’on appuie. N’est-il pas ironique que ni le Bloc, ni le NPD, ni les libéraux ne soient prêts à tenir un vote libre sur ce projet de loi en troisième lecture. Ils privent donc leurs députés et leurs électeurs d’un choix démocratique. Pourtant, ils prétendent tous appuyer la notion de choix », a ajouté M. Epp.

Besay et Salman Sesen, parents d’Aysun Sesen de Montréal, se sont joints à Ken Epp à la conférence de presse (Aysun était enceinte de plus de sept mois de sa fille Gul lorsqu’elle a été tuée à coups de couteau, en octobre dernier, à Toronto). Le beau-frère d’Aysun, Aydin Cocelli, de Toronto, était également présent. M. Sesen a lu un mot au nom de la sœur d’Aysun, Tulay Sesen. D’autres personnes ont aussi fait des déclarations à la conférence de presse : Heidi Illingworth, directrice exécutive du Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes, et Ulrika Drevniok, candidate au programme de maîtrise en sciences à l’école de sciences infirmières de l’Université McGill. Kathleen Gray, présidente et cofondatrice du Centre for Reproductive Loss à Montréal, n’a pas assisté à la conférence de presse, mais elle a fourni une déclaration écrite.

Le sondage en ligne, qui a été mené auprès d’un échantillon représentatif de 800 adultes québécois choisis au hasard, a une marge d’erreur de +/- 3.5 p. 100 19 fois sur 20.

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