13 juin 2008

Stéphane Gendron sur le Rapport Pelchat

Stéphane Gendron est parfois très fanatique (et ignorant) par rapport à son opposition à la religion. Mais des fois il a des bons points.

Christiane Pelchat vient de prouver à la face du Québec que le Conseil du Statut de la Femme n'a plus sa raison d'être. Il doit être aboli. Les fonds publics méritent d'être mieux utilisés. Mme Pelchat démontre aussi que la figure féministe et militantiste des années 70 qu'elle représente incarne dorénavant le complexe du boomer fini et frustré de voir s'échapper le rêve de sa génération avec sa propre mort qui la guette au tournant de sa vie. Le rapport de 109 pages du Conseil du statut de la femme portant sur l'hypersexualisation véhiculée par les médias transpire l'angoisse et la crise existentielle.

(...)

Mme Pelchat, les seuls responsables de ce phénomène d'hypersexualisation des jeunes sont les parents. Voilà l'essentiel de mon rapport qui tient en deux mots: les parents. Chez nous, mes filles n'ont pas de nombril à l'air ni de paire de seins en évidence. Pourquoi? Parce que j'ai un tête sur les épaules et que je m'assume en tant que père (et j'oserais même dire - chef) de famille. Je n'ai pas besoin de blâmer les médias ou la connasse à Britney Spears pour constater la démission des parents et l'échec des valeurs familiales au Québec. Évidemment, ce discours ne vous plaît. Pour les féministes échevelées, ce discours des valeurs rattachées à la famille a toujours été suspect, et de droite.


Je ne suis pas d'accord que les médias n'ont pas leur part à jouer dans la culture pour contrer l'hypersexualisation des jeunes. Cependant, je suis entièrement d'accord avec le propos que les parents sont les personnes les plus responsables. Des fois, j'en reviens pas que des parents laissent leurs flos sortir habillés en gilet-bédaines avec des messages sexuels ou sexistes, genre "So many boys, so little time" ou "Girls rule, boys drool".

On peut aussi pointer du doigt les vendeurs de ces vêtements. Ce n'est pas parce qu'il y a un marché pour un produit qu'on est obligé d'y répondre.

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